Génial, j’ai foiré ma course de vélo !

Génial, j’ai foiré ma course de vélo !

Ce qui différencie les champions des autres, c’est qu’ils ont perdu beaucoup plus que les autres, parce qu’ils ont persévéré et surtout appris après chaque défaite ou échec.

Transcription de la vidéo :

Bienvenue sur la chaîne des cyclistes qui se bougent !

Bonjour les amis, bienvenue sur cette nouvelle vidéo que je fais de Marseille où je suis en formation sur la préparation mentale, et ça me fait penser à travailler un sujet important qui est : Génial, j’ai foiré ma course. Alors, d’ailleurs ça m’est revenu grâce au débriefing que j’ai eu avec un de mes clients qui s’appelle Eric, il se reconnaîtra, qui a… Il y a quinze jours m’a appelé après une course, sa première course de la saison qu’il a complètement foirée. Il a couru n’importe comment, il s’était pas bien préparé, etc. Et dimanche, il m’appelle : Nico, je t’appelle, merci, j’ai gagné la course, j’ai été échappé pendant 40 km devant, j’ai tout fait péter. Bref, j’ai réussi la super course.
Ben, c’est important d’avoir en tête qu’un sportif pour être performant, d’abord il faut qu’il n’ait pas peur de perdre. Pourquoi ? Pour essayer des choses, premièrement. Parce que si vous essayez pas des choses nouvelles, vous sortez pas de votre zone de confort, donc vous prenez pas des risques et des challenges pour progresser, pour innover, pour passer à un niveau supérieur, il faut oser prendre des risques, il faut oser faire des choses nouvelles. Il y a quelque temps, j’ai fait la Corima, j’étais plutôt super en forme en ce moment et puis je la foire complètement. On me demande pourquoi. Ben pourquoi, parce que j’ai essayé le régime cétogène, essayé de pas manger de sucre pendant plusieurs jours, pour m’habituer, etc. Et le jour de la course, je suis monté dans les tours, quand vous montez en intensité vous avez besoin de glycogène, j’en avais pas et donc à la mi-course j’ai explosé au bout de 50 km, alors que d’habitude avec mon copain Cyril d’entraînement, je fais des sorties de 110/120 bornes à bloc et on finit en accélération. Bref.

Un « génial j’ai foiré ma course » parce que j’ai essayé des choses, toutes les courses ne sont pas la course de votre vie, il faut pouvoir essayer des choses.

Deuxièmement, si vous n’êtes pas dans cet état d’esprit : Génial, j’ai foiré ma course, eh bien, vous allez culpabiliser, du style : Aaah, j’ai loupé ma course, je suis nul, je suis mauvais, etc. Ou accuser les autres, c’est tous des connards, ou dire : J’en ai rien à foutre, c’est pas si grave le vélo pour moi, etc. Bref, vous n’allez pas capitaliser votre expérience. Si Eric, dont je vous ai parlé tout à l’heure, a réussi sa course, c’est qu’il a réussi à capitaliser son expérience. Foiré ? Eh bien c’est pas grave, il faut bien que ça vous foute les boules, voilà, d’accord. Parce que comme ça, vous avez envie d’en tirer les enseignements et les leçons. Donc, première chose à faire quand vous avez foiré une course comme quand vous l’avez réussie, la première étape c’est une étape émotionnelle de débriefing, ça veut dire quoi ? ça veut dire vivre pleinement mon émotion. Si vous réussissez, vous gagnez, fêtez la course, célébrez, vous allez acquérir l’esprit de la gagne.

Si vous plantez la course, ne reniez pas votre émotion. Vous avez de la tristesse, vous avez les boules, vous avez la colère, vous avez de l’amertume, eh bien, vivez votre émotion. C’est-à-dire identifiez ce que vous ressentez dans votre espace corporel, où est-ce que vous ressentez la tristesse, où est-ce que vous ressentez la colère ? Essayez de l’apprivoiser, d’être bien avec, de la chouchouter, de la cajoler, de lui parler. Oui, oui, je sais, ça paraît un peu con. Mais les émotions ce sont… Elles sont encrées dans notre subconscient et le langage du subconscient c’est un langage symbolique, pas un langage logique. Quand vous êtes dans un langage logique rationnel, vous expliquez, vous… OK, mais ça, le subconscient, les émotions, ça ne marche pas comme ça. Faites des câlins, parlez, c’est le subconscient, il a besoin d’une image symbolique. Nommez-la, nommez votre émotion : Je suis en colère, je suis frustré. Parlez-en autour de vous et vivez simplement votre processus émotionnel jusqu’à ce que vous ayez digéré l’émotion et non pas avalé l’émotion. Vous voyez la différence. Une fois que vous avez digéré l’émotion, vous êtes capable d’en tirer les leçons. Pouvoir regarder les choses avec objectivité. Voilà ce qui est de ma responsabilité. D’ailleurs, on peut uniquement regarder ce qui est sous sa part de responsabilité.

Donc, qu’est-ce que j’ai foiré dans ma préparation avant la course, juste avant, les quelques jours avant. Pendant la course qu’est-ce que j’ai foiré en termes d’alimentation, d’hydratation, de gestion de mon effort, je suis parti trop vite ou je suis parti trop lentement, un moment j’ai pas pris le bon coup parce que j’ai pas osé faire l’effort, ou à un moment j’ai suivi le bon coup trop loin et je me suis fait péter la tronche. Voilà. Donc, soit en termes d’alimentation, de nutrition, de gestion de l’effort. Sur quoi, comment, vous avez merdé.

Enfin, suite à cette course que j’ai merdée, je peux en tirer sur mon entraînement ce que je dois motiver, ce que je dois améliorer. Le travail de la force, le travail de l’endurance, le travail de la résistance aux lactiques, de la puissance, j’ai pas assez de puissance, j’arrive pas dans les accélérations, j’ai pas assez de vitesse. Ou sinon, c’est le sprint, j’ai pas réussi le sprint, j’ai pas réussi les derniers kilomètres. Je vais pouvoir analyser toute cette gestion de l’effort et je vais pouvoir modifier mon entraînement. Donc, je rappelle : Avant l’effort, l’alimentation, la gestion tactique de ma course et au niveau physiologique, ce que je dois modifier. Ces 4 éléments-là, je dois les travailler. Les reprendre à plat par écrit, une capitalisation elle se fait toujours par écrit et vous pouvez avoir un outil juste en dessous, je vous mets… Si vous laissez un commentaire, vous allez être redirigé vers une page avec un tableau qui vous donne un outil de débriefing intéressant, ça vous donne quelques pistes. Tirez-en les leçons, mettez en place les solutions correctives en entraînement et la course d’après, ou celle encore d’après, vous allez améliorer les choses et ça c’est le meilleur moyen de progresser. C’est pas d’être le meilleur tout de suite, de croire qu’on a les capacités comme ça, qu’on est touché par la grâce divine, c’est de s’améliorer à chaque course. Donc, si vous courez deux courses par an en vous disant j’ai ma course objectif et j’en fais juste une avant, je pense que c’est une grosse connerie. Faites des courses pour capitaliser. Alors, ne courez pas non plus toutes les semaines sinon vous allez vous épuiser, mais trouvez le bon équilibre et capitalisez après chaque course. Génial, j’ai planté ma course.
Voilà les amis, comme d’habitude si vous avez aimé cette vidéo cliquez sur « j’aime » et puis vous la partagez. Vous pouvez vous inscrire si vous êtes là pour la première fois et recevoir un bonus, dans la capsule qui vient juste après les petites choses qui se mettent un peu partout. Si vous êtes sur le blog, eh bien, directement sur le blog. Je vous dis à très bientôt pour une nouvelle vidéo, en attendant, à vous de jouer, à vous de capitaliser.

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Commentaires (2)

Bessonneau

Bonjour Nicolas,

Sujet très intéressant. On touche la à la préparation mentale. Enfin je pense…

Boissin Olivier

J’ai encore pété au bout de 50 bornes à cause des crampes comme il y a 15 j à la Corima !

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