5 commentaires sur “La culture de la gagne : 2 moyens de la développer”

  1. Acheter une ceinture Thermo type DAMARD pour protéger mes lombaires en cas de pluie et de froid sur le vélo pour avoir encore des lombaires pour le Marathon de l’ironman ou pour un Triathlon plus court. LoL

  2. Philippe dit :

    Salut Nicolas,

    Bravo et merci encore pour cette nouvelle vidéo de monstre!

    Merci pour l’encouragement de savoir que le mental ne se limite pas à « tu l’as ou tu l’as pas », et merci surtout pour démonter ce mythe.

    Je me permets de partager le déroulement de mon weekend sportif, puisque j’ai participé au Trail des Passerelles de Monteynard (tu connais probablement, ce n’est pas très loin).

    Pour moi ça a commencé jeudi matin par le km vertical. En tant que cyclosportif, ce type d’effort devrait bien passer, puisque tu fais pratiquement une heure au seuil, sans compter que grâce au vélo et à ton blog, j’ai appris plein de trucs pour améliorer l’alimentation et le rapport poids/puissance.
    J’aurais pu m’arrêter au constat que « ouais d’accord avec des cannes, t’aurais probablement gagné 8 minutes et finir sur le podium de ma caté », mais pour le coup, je m’en pète: j’y suis allé pour le fun entre potes sur un délire de Nouvel An. Mieux: ma grande satisfaction est de leur avoir tous mis une valise (c’était pas le but) alors même que certains ont fait un entraînement spécifique (escaliers, Compex et j’en passe) ou ont investi une « forte-thune » dans le matos pendant que je soignais mes tendons d’Achille ou me remettais d’une collision avec une bagnole. La seule chose que j’ai faite c’était de m’échauffer sur mon home en transposant tes conseils d’échauffement avec une série de sprints pour finir et tant pis si certains devaient me prendre pour un malade!

    ENSEIGNEMENT 1: le premier facteur de performances, c’est nous.
    ENSEIGNEMENT 2: Ne pas se mettre de pression, ce n’est pas une question de vie ou de mort, ça ne reste que du sport!

    J’ai remis ça le samedi en participant au trail de 22 km. Là encore, tout partait de notre délire de nouvel an de cumuler KV et course sur 3 jours. Bon d’accord, j’ai fini 116e sur 833 et plus de 10 minutes en retard de mon objectif (peut-être fixé arbitrairement par rapport à une sortie faite dans mes Vosges natales en décembre). Là aussi, j’ai évacué la pression: je débute dans le trail (parfois plus facile à caser un entraînement course à pied que vélo), je n’ai jamais couru cette distance (je cours sur du 9-12 km d’habitude) et puis j’ai déjà un KV dans les pattes (douloureuses) et me suis fait l’Alpe d’Huez la veille…
    Donc un peu déçu de mon classement, puisque grâce au vélo, j’ai l’habitude de figurer sur la première page, limite à viser un podium dans ma cat’, comme tout le monde, j’ai « refait la course » dans ma tête, mais suis aussi passé au stade de la relativisation de sa contre-performance et retenu les aspects positifs:
    1) Mes tendons rotuliens ont tenu
    2) Mes tendons d’Achille ont tenu
    3) Je me suis fait plaisir en descentes en suivant un groupe qui y « touchait » (merci Nico pour ton conseil de rattraper un paquet meilleur que soi dans la montée, pour faire la descente avec eux), ce qui n’était pas gagné vu mon inexpérience et ma frousse.
    Je te rejoints sur le fait de savoir se récompenser: sur une descente « roulante », savoir dire « Bravo, c’est super ce qu’on est en train de faire, les gars » ne mange pas de pain et met une bonne ambiance. Savoir aussi remercier les autres, ils ne le savent pas, mais le fait de pouvoir les observer m’apprend beaucoup sur des descentes techniques. Comme j’ai du mal avec l’auto-satisfaction et la complaisance, j’ai trouvé le truc pour « fêter les victoires »: j’y inclus les autres et je pense que quand ça vient d’un blanc-bec issu du vélo et qui est en train de mettre une valise à tous ses potes c’est mieux apprécié.
    Tu disais que la vie, c’est tenir ses objectifs. Quel est le meilleur objectif que de se faire plaisir? Admirer le paysage fait perdre quoi? 10 secondes sur une course de 2h50 et encore… Mais apporte tant au mental en se disant qu’on a de la chance d’y être et qu’on ne s’est pas entraîné pour du flan!

    ENSEIGNEMENT 3: si on a du mal à se féliciter, y inclure les autres
    ENSEIGNEMENT 4: savoir gérer sa course pour être en mesure de tout donner jusqu’au bout pour ne rien regretter

    Voilà, j’ai été un peu long, mais j’avais beaucoup sur le coeur et ta vidéo tombait hyper bien!

    Sportivement,

    Philippe

  3. ghislain dit :

    Bonsoir Nicolas,

    L’esprit de la gagne, c’est aussi savoir qu’il nous reste des ressources, de savoir que les autres ont en autant dans les jambes que nous, … et savoir aller chercher l’énergie qui nous reste.

    Mon expérience en ski de fond :
    J’étais 2eme, derrière un skieur que j’estimais meilleur que moi … juste 1m derrière, mais impossible de le passer.
    A 1 km de l’arrivée, je fais une faute technique avec un bâton et je prends 15 m dans la vue. De rage, je le rattrape et le passe…
    Je crois que sans la rage qui est venue de l’extérieur (la faute) je n’aurai pas trouvé les ressources pour accélérer.

    Alors comment mobiliser cette énergie par moi même ? je n’ai pas trouvé …

    sportivement,

    • Philippe dit :

      Souvent, le fait de se dire qu’on n’en a pas ch… des ronds de chapeau jusque là pour abandonner si près du but permet de libérer la dernière énergie qui est en nous.
      J’ai connu une expérience similaire sur un 1500, où le simple fait d’essayer de suivre le 1er m’a fait cracher les poumons. Aux derniers 100m, me suis dit que mort pour mort, autant que ce soit en finissant devant. Tout donné dans le sprint final et coupé la ligne d’un cheveu devant!

      D’après moi, faut être suffisamment humble pour réaliser qu’on s’attaque à un (trop?) gros morceau puis se dire qu’au point où on en est, faudra pas nourrir de regrets après la course.

  4. Yann dit :

    Salut Nico!

    SUPER vidéo elle m’a énormément plu! Tu nous fait partager beaucoup de choses positives elle me touche car je pense avoir une petite faille au niveau du mental et j’ai pu ressentir cette peur de gagner!? (ça paraît incompréhensible) à certaines occasions alors que j’avais mis toutes les chances de mon côté en préparant consciencieusement une épreuve (études ou sportives).

    La culture de la gagne je la partage lorsque je n’ai pas réussi un objectif (si petit soit-il) ou lorsque j’éprouve des difficultés à l’atteindre en me disant que je veux réussir et que je vais m’y employer pour.
    D’autre part je célèbre un entraînement réussi, lorsque j’ai senti des progrès en étant content, en ressentant un fort sentiment de satisfaction!
    Enfin j’arrive dans la défaite à essayer de retenir les points positifs, justement parce-que j’avais tendance naturellement à me focaliser sur mes points faibles et ce que je n’avais pas réussi!

    Petit réflèxe ‘astuce’ personnel : lorsque je n’ai pas réussi quelque-chose je suis extrêmement frustré et je me ‘focalise’ sur ce sentiment désagréable en me disant que je ferai tout pour ne plus le ressentir!

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