3 raisons de mieux descendre en vélo

3 raisons de mieux descendre en vélo

Bien descendre en vélo

C’ est souvent une question d’état d’esprit et de mental.

Faites le pronostic à la fin de la vidéo et partagez-la avec vos ami(e)s.

 

baniere capture PMG

 

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La descente en montagne.

La Meilleure Cyclosportive de votre vie dans laquelle nous allons voir un élément clé de la performance cyclosportive, notamment sur les cyclosportives de montagne, et qui, à mon sens, est trop souvent négligé, en tout cas pas assez bien travaillé par les cyclosportifs.

Cet élément, ce sont les descentes. On oublie que dans une cyclosportive où il y a trois mille, quatre mille, cinq mille mètres de dénivelé, il y a souvent trois, quatre ou cinq mille mètres de dénivelé négatif de descentes et ces descentes, elles tiennent facilement vingt minutes, trente minutes pour un grand col, donc, si vous avez deux ou trois grands cols, eh bien c’est une heure et demie de temps, d’effort j’allais dire, passée dans les descentes. Et en ne travaillant pas les descentes, souvent, les cyclosportifs perdent énormément de temps. Un bon descendeur va facilement mettre deux ou trois minutes dans une descente en montagne. Souvent, c’est stupide, on essaie de s’accrocher comme on peut pour ne pas se laisser décrocher, justement, d’un groupe ou de la roue d’un cycliste dans une montée et puis, arrivé en haut, on lâche prise et puis on perd deux, trois, quatre minutes. Si on est moyen descendeur, on peut facilement perdre cinq à six minutes lors descente en montagne. Alors, vous allez me dire « oui, mais ce n’est pas si grave que ça… » Eh bien, en fait, quand on fait le calcul à la fin d’une cyclosportive, c’est beaucoup plus de cinq minutes qu’on perd, parce qu’arrivé en bas, eh bien, votre ami ou votre groupe a pris le groupe de devant qui roule, par définition, plus vite que le groupe de derrière que vous êtes en train d’attendre pour prendre en relais. Donc, lui va rouler moins vite et au final, ça fait dix minutes, un quart d’heure presque d’écart dans la transition entre deux cols. Également, si vous restez en bas de la descente tout seul à rouler, vous n’attendez pas le paquet qui est derrière, mais par contre vous vous épuisez, vous êtes crevé, alors que celui qui est devant dans un groupe qui, par définition, va plus vite, donc peut-être même un peu plus vite, et au rythme où il va vous pouvez rester planqué dans les roues et ne pas vous épuiser pendant l’approche du prochain col ou pendant l’arrivée. Donc, il y a un double gain, un gain de temps et un gain d’énergie.

Comment bien descendre en vélo
Comment bien descendre en vélo © Jsd_Quas0

La deuxième… La troisième raison, dirais-je même, de savoir bien descendre en vélo, évidemment, c’est la sécurité. Parce que n’importe quel pilote automobile ou moto vous le dira, quelqu’un qui sait piloter va beaucoup plus vite et beaucoup plus en sécurité. Et croyez- moi, ce n’est pas en descendant à trente ou quarante kilomètres-heure une descente que vous êtes moins dangereux, bien au contraire, parce qu’à vitesse très lente, c’est beaucoup plus difficile de mettre en œuvre des techniques qui sont plus sécuritaires en descente en montagne.

La quatrième raison de bien descendre en vélo, eh bien, on a parlé de la vitesse, on gagne du temps. Ça, c’est clair. On a parlé du gain d’énergie, on a parlé de la sécurité, donc, j’en rajoute un quatrième qui est également du gain d’énergie. Dans les gains d’énergie, il y en avait deux. Vous avez évidemment celui dont j’ai parlé de rouler dans un groupe et d’être beaucoup plus à l’aise, mais vous avez aussi celui à la descente. Si vous êtes crispé et tendu, stressé, vous allez avoir les muscles qui ont du mal à se décontracter, au niveau cardiaque on se rend compte que le cœur baisse moins dans les descentes donc vous récupérez moins bien que quelqu’un qui est à l’aise dans les descentes, qui même en gardant cinq kilomètres-heure de marge pour être plus en sécurité va pouvoir se relâcher, avoir le cœur complètement bas, voire même, va pouvoir s’alimenter pendant la descente, alors que celui qui est stressé ne pourra pas le faire. Donc, la descente en montagne est un point vraiment très important pour gagner du temps et ça se mesure en dizaine de minutes rapidement entre un bon descendeur et un moyen descendeur, pour se relâcher et gagner de l’énergie ce qui, à long terme, va vous faire gagner encore plus de temps parce que c’est moins de fatigue. Et bien sûr, pour la sécurité.

Ça fait vraiment trois belles raisons d’être un meilleur descendeur.

comment vous entraînez-vous en descente en vélo ?
comment vous entraînez-vous en descente en vélo ? ©: emde

Si vous avez compris et que vous êtes d’accord avec moi que la descente est beaucoup plus importante que ce que l’on pense, eh bien, je vous pose la question : vous, comment vous entraînez-vous en descente en vélo ? Vous faites des entraînements réguliers pour être meilleur en côte, et vous avez raison parce que c’est, encore une fois, un moment important, le dénivelé positif, pour ne pas perdre de temps, mais la descente aussi. Donc, quel entraînement spécifique vous faites pour la descente en montagne, ça, c’est une première question qui me semble importante. Demain, je vais m’attaquer à une croyance, une des croyances les plus dures qui résiste dans le monde du vélo et qui vous limite en descente. La descente en montagne, c’est avant tout dans la tête. En tant que préparateur mental, je sais de quoi je parle, eh bien, il y a plusieurs éléments dans notre tête, des a priori que l’on a, des façons de voir les choses. Selon là où on porte son attention, on va être bon ou mauvais en descente en montagne. Il y a plusieurs choses à casser.

Demain, je casse un des plus grands mythes qu’il y a sur la descente en montagne.

En faisant une expérience incroyable, je vais vous prouver que des choses que vous croyez savoir sur la descente ne sont pas vraies. Demain on va faire  une expérience entre la boule de pétanque et le papier journal. Selon vous, lequel des deux descend le plus vite ?

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Laissez votre pronostic, partagez cette vidéo avec un maximum de vos amis sur Facebook ou par email. Pour pronostiquer qui du journal ou de la boule de pétanque arrive le premier en bas, donc, qui descend le plus vite. Je vous dis à demain pour les résultats de cette expérience et maintenant, c’est à vous de jouer.

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Commentaires (26)

michael

merci Nico,
justement je viens de voir que j’ai amélioré mes descentes du Ventoux de facilement 5 minutes en étant beaucoup plus relax et moins crisper sur mon guidon ou j’avais mes mains endormies.
le mental joue beaucoup
je te remercie pour tout tes conseils,
a+
michael.

julian

Moi je pense…la boule qui arrive en premier car dans les descentes les plus gros que moi vont plus vite!

Philippe

Salut Nico,

Mon entraînement à la descente est le suivant: je refais plusieurs fois une descente assez technique de 11 km dans mon coin (pour ceux qui ont suivi l’étape du tour du 13/07/2014, c’est la descente du Vieil Armand sur Uffholtz). Du même coup, je refais plusieurs fois la montée, ce qui est un domaine où je suis plus à l’aise et me met dans de meilleures dispositions mentales (savoir qu’en essayant de corriger un point faible, je conforte un point fort).

Mon prono entre la boule de pétanque et le papier journal: ça sent le piège ton histoire 😉
N’empêche que je maintiens que la boule de pétanque descendra plus vite: sur la vidéo on te voit tenir les 2 à la même hauteur alors que l’extrémité la plus basse de ton papier journal est déjà à mi-hauteur!!

Bon, vivement demain pour la réponse;-)

Sportivement,

Philippe

La Boule de Pétanque ! ! !

Guillaume F

La boule de pétanque car mieux profilée que le journal qui a une « plus grosse prise au vent » !

Robert

Salut Nicolas,

Pour répondre à la question : je dirai la boule de pétanque.

Sinon en descente, je me considère comme « NUL » ;)) Après être tombé (comme la boule de pétanque) j’ai la trouille de pencher dans les épingles. De ce fait je perds énormément de temps soit lors de cyclo ou avec les amis. Je suis entièrement d’accord que cela se passe dans la tête.

Au plaisir d’entendre ou lire tes conseils.

salutations

Robert

michael

la boule de pétanque nico.

Daniel

Bonjour Nicolas,

Pour moi je dirais la boule, mais le journal a quand même une longueur d’avance !
Mon point faible les montées longues distance…
Mes points forts la vélocité, et les grandes descendes.

Et pour anecdote : J’ai un ami de 57 ans et coureur dans mon club, dans certaine descendes, il descend de son vélo « nous c’est plutôt l’inverse » (il a une peur bleu des descendes et attrape le vertige) Je t’assure que je n’invente rien. bonne soirée,

Dan.

Jean

Le sujet est passionnant.. mais quelle . position sur le vélo doit-on adopter en descente ? Merci …!!

Richard

Bonjour Nicolas,

Je suis bien d’accord que pour la descente tout se passe dans la tête. J’ai fait des progrès en apprenant les bonnes trajectoires, mais j’ai toujours cette petite appréhension de la vitesse qui me fait toujours freiner un peu, surtout quand je ne connais pas le virage.
Pour m’entraîner j’essaye de regarder ma vitesse en sortie de virages que je connais pour vérifier si je progresse ou non. Par contre, je n’ai jamais essayé de me chronométrer.

Pour ta question qui sent le piège, je dirai quand même la boule.

Richard

Stéphane de la Reunion

Bonsoir
Pour moi la qualité d’un descendeur, c’est la technique.
15% le mental, 10% le matériel et 75% la technique.
Je descendais de plus en plus vite (82 km/hrs lors de la descente vers Malaucène au Ventoux) car le mental me donnait de plus en plus confiance, jusqu’au jour ou je suis tombé (menton ouvert, jambe abîmée et fracture de la main)
Je considère que cette chute est bénéfique car la même chose à 80 Km/Hrs aurait été terrible.
J’attends avec impatience les prochaines capsules vidéos sur les différentes techniques de descente, afin d’améliorer cette discipline cycliste.
Je réponds la boule de pétanque mais je sais que Nicolas va nous prouver que le journal arrive avant, il est très fort ce coach.
Amicalement

patrick

la boule de pétanque

François

Hello Nico,
Comme cela sent le piège, je dirai le papier journal.
Alors à demain pour la réponse.
Merci pour toutes les vidéos.
A plus
Fr.

Didier

J »attends avec impatience tes conseils pour la descente car si je ne suis pas une vedette en montée, je suis carrément nul en descente !…

Merci pour ces vidéos.

Didier

Pour le défi : Si tu fais une boule de forme et de taille semblable à la boule de pétanque, les deux touchent le sol en même temps.
La vitesse de la chute ne dépend pas de la masse des objets (à condition qu’ils soient plus lourds que l’air) !
Par contre, si tu laisses les objets avec leur forme initiale, je joue la boule !…
Cela tendrait à démontrer que les plus lourds ne descendent pas plus vite… mais que c’est la position qui compte !

Walter

Pour ma part je met les boules de pétanques dans les poches pour aller plus vite et le journal sur le ventre pour me protéger du froid .conclusion on arrive tous ensemble…..
plus sérieusement j’en ai aucune idée mais j’ attend avec impatience le verdict

@+

    F.

    Depuis 2 guidonnages à 80km/h sur environ 300m sans rien pouvoir faire pour maitriser le vélo, j’ai le metal dans les chaussettes au dessus de 65….

Domi

Depuis Galilée, « les deux arrivent en bas en même temps ». 😉
Donc ce qui fait que deux cyclistes n’arrivent pas en même temps, c’est comme tu le dis, aérodynamisme, pilotage et mental.
Pour ma part, je ne fais pas de compétition, donc ce qui me « freine » en descente (ma hantise) c’est de voir arriver une voiture qui monte et de me la prendre en pleine face.
Merci pour tes très bons conseils, Nicolas.

Eric (d'Embrun)

En fait ça dépend de si tu tires ou si tu pointes 😉

bernard

je pense que le papier arrive avant. question de resistance a l air.etantleger j arrive souvent au bas des cotes avant les gros…..

Philippe

Eh ben non, c le journal qui arrivera le plus vite par terre… C’est les boules!!!

Daniel

L’attraction terrestre est la même pour les 2, dans la condition qu’elles aient les deux le même volume.
Donc, il faut privilégier la position et le matériel et ne pas oublier de prendre les virages en contrebraquant (comme en moto)et prendrela bonne trajectoire en entrée, pendant et à la sortie du virage avec un regard porté sur la sortie de celui-ci

sedano

bonjour
je pense que c’est la boule
moi je pese 85kg pour 1.85 mais c’est jamais moi qui arrive en premier
mais je suis toujour sur les freins a+

Bonsoir Nicolas

Bien sûr que c’est la boulle de papier car la boulle d’acier est plus lourde mais a plus d’inertie, donc ne roule pas tout de suite (je pèse 65 kg et peu de poids lourd me double en décente et s’il le fon il ne me décroche pas car je reste à l’abri du vent derrière, je double ensuite au premier virage obligé de freiner avant moi, l’inertie handicape les lourds)
La bonne façon de descendre c’est se faire plaisir le vélo l’été, le ski l’hiver et ne pas chercher à suivre n’importe qui.
Sur route ouverte jamais dépasser l’axe médian de la route, la trajectoire à 70 km/h c’est largeur d’une main à 75/80 c’est 4 doigts donc la position en recherche de vitesse des pros oubliez
Le mental c’est 50 %, le physique 25% ne pas être au sommet en hypoxie, le matériel 25% peu de freinages mais fort,
Chose importante ne pas être en hypoxie pour rester lucide et jeter un œil sur ses pneus si sont gonflé correctement après c’est trop tard. (La technique sur route mouillée est complètement différente du sec, avec peu d’adhérence il faut prévoir de glisser, donc on couche le vélo mais pas trop le pilote pour être au-dessus de la trace des roues moins vite moins de force centrifuge en virage en plus faut être un peu fou comme moi) pour le reste Nicolas Elzerard est là pour d’excellent conseil
Marco

Dialogue André

La boule de papier 😉

Salut Nicolas,

Merci pour ces bons conseils! Je fais du triathlon et je laisse souvent cet aspect de côté pour travailler d’autres points. Et pourtant, je suis très mauvais en descente et je perds toujours du temps dans ces portions!

Je pense que beaucoup de triathlètes devraient approfondir la technique en descente dans leurs entraînements car je remarque que je ne suis pas le seul à galérer.

Et c’est du temps gagné « sans effort » sur un tri, une réelle aubaine!

Alors merci à toi et à bientôt!

François

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