Alimentation et récupération avec Thierry Bernard

Alimentation et récupération avec Thierry Bernard

Dernière partie de mon entretien avec Thierry Bernard sur l’alimentation.




Transcription de la vidéo :

Bienvenue sur la chaîne des cyclistes qui se bougent !

Nicolas : Tes trucs toi sur l’alimentation, tu as parlé de timing, on sait que c’est hyper important la récupération, l’alimentation, on sait qu’il y a des fenêtres…

Thierry : Ouais, après on sait que ce sont des astuces, mais maintenant il y a beaucoup de choses qui sont vulgarisées, donc qui sont connues.

N : C’est bien de les rappeler.

T : Je pense qu’il faut manger de tout en quantités raisonnables. Je suis pas un adepte des régimes quels qu’ils soient, et pour autant il y a toujours eu des modes pour aller vers tel ou tel régime. Donc moi je reste très cartésien et je m’autorise tout en quantité raisonnable. Alors, maintenant oui, la ration de protéines, la ration de glucides après un effort intense dans une fenêtre métabolique. Ce que j’appelle une fenêtre métabolique c’est les trente jusqu’à quatre-vingt-dix minutes après un entraînement intense où la fibre musculaire va être avide de glucose pour pouvoir restocker le glycogène, donc la substance, le carburant roi du muscle, il faut l’avoir en tête. Donc voilà, associer des glucides et puis aujourd’hui on le sait, également des protéines pour resynthétiser de la masse musculaire, c’est important. Il faut profiter de ces plages pour pouvoir optimiser au maximum et après, les autres repas qu’ils soient très variés au niveau des vitamines, des minéraux…

N : Les micros nutriments, on se rend compte que c’est de plus en plus, presque plus important que les glucides et les protéines, il nous en faut bien sûr, mais le manque de micros nutriments peut être…

T : Tout à fait, ça veut dire qu’il faut un environnement au niveau nutritionnel qui permette de tout assimiler, donc la bioadmissibilité des nutriments va être important et cet environnement-là il est fait grâce aux différents micros nutriments que tu as évoqués, les sels minéraux…

N : Des aliments le moins transformés possible, on va les transformer nous-mêmes, justement c’est mieux pour l’assimilation. Bon, après si on peut pas on va pas se tirer une balle dans la tête parce qu’on va pas manger de plat cuisiné, mais c’est vrai que si on peut manger plutôt des aliments…

T : Oui, je pense que sans m’en rendre compte j’ai adopté des habitudes alimentaires qui font que non je n’achète pas des plats tout faits. Je pense ne l’avoir jamais fait, en fait, ou très rarement.

N : Je reconnais que j’ai eu une période de ma vie où j’étais très speed et c’était pratique, mais inévitablement tu te rends compte que surtout passé la quarantaine, tu cumules du gras, tu te demandes d’où ça vient et le jour où tu l’enlèves : « Oh ben tiens c’est magique ! » tu as plus d’énergie par rapport aux nutriments justement.
Je reviens sur cette fameuse fenêtre, comme tu l’as très bien dit, trente, quarante-cinq minutes, le débat n’est pas là, même on va dire jusqu’à une heure, mais c’est important de se dire : Voilà juste après c’est là que c’est important de bien se charger : glucides, protéines. Pareil le débat : des couples de protéines, des protéines naturelles, des protéines animales, des protéines végétales, toi c’est quoi ta préférence, même si tu as dit manger de tout est-ce que tu as une idée par rapport à ça ?

T : Moi, je vais plutôt privilégier le poisson en termes de protéines animales. Des viandes blanches éventuellement, je vais éviter justement dans cette fenêtre d’y associer de la viande rouge. Ceci étant, il m’arrive parfois si je vais doubler les entraînements dans la journée d’aller chercher des acides aminés ramifiés ou BCA dans la culture anglo-saxonne, sous forme de poudre. Donc par contre en l’occurrence, je les achète en pharmacie parce que comme ça je connais bien la provenance, d’autant plus que la législation française est assez à cheval là-dessus et donc il n’y a pas de souci. Que dans le cadre de mon activité professionnelle j’ai été amené aussi à tester certaines marques en double aveugle et donc je connais les limites et les avantages de certains produits.

N : Tu conseilles lequel alors, vas-y. Moi, c’est la spiruline, je suis à fond spiruline.

T : Alors, je ne l’ai pas encore évoquée. Boirons ACM20 quelque chose qui est reconnu avec des études scientifiques prouvées et les premières ont été réalisées sur le marathon des Sables à l’époque.

N : ça fait des années que…

T : Ils sont sur le marché, franchement c’est… Et puis qui existe depuis des millénaires, tu viens de l’évoquer, il existe la spiruline. Quelque chose sur laquelle je me suis penché il a une dizaine d’années, mais sans avoir testé moi-même. Et c’est vrai que depuis un peu moins de deux ans maintenant je consomme assez régulièrement la spiruline dans laquelle j’y trouve une qualité nutritionnelle très importante, une protection par rapport au soleil grâce à sa richesse en bêta-carotène très importante, une qualité de protéines super aussi, dans lequel on ajoute du fer qui grâce à l’environnement est facilement assimilable par l’organisme. Bref, une poudre un peu magique, une algue magique.

N : Hyper complet, reconnu l’aliment le plus complet par l’OMS. Je ne vais pas te faire la pub là, mais je te ferais tester un flacon de spiruline fluide, donc plus assimilable et enrichie en vitamines.

T : D’accord, OK.

N : c’est…

T : Parce que moi j’y ajoute du citron, justement pour rendre encore plus…

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