Comment bien gérer la coupure de fin de saison ?

Comment bien gérer la coupure de fin de saison ?

Nécessaire aussi bien sur le plan physique que psychologique, comment gérer la coupure de fin de saison ? Pour certains elle dure 6 mois, les pros ont longtemps fait 1 mois sans vélo, aujourd’hui il existe d’autres approches…, mais vous, qu’est ce qui vous correspond le mieux ? Comment ne pas repartir de zéro, chaque année, quand vous allez reprendre ?

 

bannière bonus forme

Transcription vidéo :

Bienvenue sur la chaîne des cyclistes qui se bougent !

Bonjour les amis, et bienvenue dans cette nouvelle vidéo de La Meilleure Cyclosportive de votre vie. Aujourd’hui, on va parler d’un moment important, c’est la coupure de fin de saison.
Certains la font à des moments différents, selon les saisons qu’on fait. Certains la font au mois de juillet, carrément, ou au mois d’août, d’autres en septembre, octobre, novembre, décembre. En général, c’est plutôt dans ces 6 mois, sauf si vraiment on fait uniquement des cyclo-cross ou des choses comme ça. Enfin, bref, en général, on est dans ces eaux-là, et la question qu’on me pose souvent, c’est « Nicolas, combien de temps faut-il faire pour faire une bonne coupure ? Est-ce qu’on peut couper plusieurs mois ? » Récemment, j’ai des gens qui me disent « j’ai fini ma saison des cyclosportives, je vais couper et je ne reprendrai qu’en décembre » (c’est-à-dire 2 ou 3 mois après). J’en ai déjà parlé dans des vidéos, mais je tiens à le re souligner aujourd’hui, évidemment il y a plusieurs méthodes, et comme d’habitude, ne me croyez pas sur parole, faites des tests – mais là c’est des tests sur une, deux ou trois saisons – pour voir ce qui vous convient le mieux.

Historiquement, les anciens, qui roulaient beaucoup – les cyclistes professionnels, avant, roulaient 30, 40, 50 000 km/an – avaient besoin de couper et de couper fort, parce qu’en plus ils faisaient beaucoup de courses et il n’y avait pas tellement de coupures dans l’année. Donc, ils coupaient un bon mois, voire deux mois, à l’intersaison, à la fin de la saison. En général, c’était sur octobre, avec le mauvais temps, novembre, décembre-janvier, ils faisaient la coupure, et ils se régénéraient psychologiquement, physiquement, des fois ils prenaient beaucoup de poids, et après c’était reparti sur deux mois de préparation et ensuite, les courses.

Je dis ça parce que c’est resté, pour beaucoup, dans la culture cycliste ce truc de faire des grosses coupures, et encore aujourd’hui. Alors, aujourd’hui, on voit encore ça un petit peu chez les pros, mais encore une fois, les pros roulent 25 à 30 000 km, ils ont besoin de s’oxygéner, et ils ne font pas des coupures totales.
C’est-à-dire qu’ils font en général une semaine, deux semaines, mais séparées en général, de coupure totale, où ils ne font rien ; ils se régénèrent vraiment. Mais après, ils font un peu de sport pour se maintenir en forme, pour se faire plaisir, ils vont faire du tennis, faire des randonnées à pied, de la natation, ils vont faire du hand-ball, du football, des choses qui leur changent la tête, mais qui maintiennent leur niveau physique un minimum. Parce que le problème de la coupure, on en a besoin pour se régénérer physiquement, physiologiquement, mais on perd son niveau. Il faut savoir qu’au-delà de 4 jours, on commence à perdre son niveau, et les études montrent que pour un sportif très entraîné, de niveau international, au bout de 3 semaines, il a quasiment perdu son niveau compétitif, il n’est plus compétitif au niveau international s’il coupe 3 semaines.
Pour les cyclistes qui sont moins entraînés – donc en dessous du niveau international, je pense que ça vous concerne vous et moi –, c’est encore plus et encore plus rapide.
Parce qu’on a moins de capacités.

bannière bonus motivation
Donc, l’idée, c’est quoi ? Moi ce que je conseille, personnellement, si vous voulez, parce que vous en avez besoin, vous faites une coupure d’un mois, je pense que ce serait mieux de faire 1 semaine de coupure totale et puis faire 3 semaines d’autres sports, mais maintenir deux ou trois activités sportives par semaine, des choses que vous avez envie de faire, au feeling, qui vous font plaisir ; allez découvrir d’autres choses, faites de la danse de salon avec votre chérie, ou je ne sais pas, des cours de gym, en salle ou en piscine, c’est sympa, ça stimule, parce que souvent en vélo on roule seul. Trouvez des trucs, ça peut être ça votre challenge. Et là, je dirais presque, presque, vous pouvez faire deux mois de coupure comme ça, avec à chaque fois une semaine où vous ne faites rien, vous vous consacrez à votre famille, à vos enfants, votre boulot, votre maison, et puis 3 semaines où vous faites du sport plaisir deux ou trois fois par semaine au moins.
Ça, c’est la première option.
La deuxième option, que moi je préconise, c’est de faire des coupures régulièrement tout au long de l’année. C’est-à-dire que, plutôt que de couper plusieurs semaines et de perdre son niveau, ce que je pratique avec mes athlètes et ce que je pratique personnellement, c’est, tous les trimestres, d’abord tous les mois, je fais 3 ou 4 semaines d’entraînement, mais je fais toujours une semaine où je vais diminuer la charge de 50 % pour me régénérer un petit peu. Pas attendre de faire deux ou trois mois où on est à fond, il fait beau, puis on arrive, on est rincé, sur les genoux, et là c’est trop tard.

Donc, tous les mois, je fais une semaine où je ne coupe pas, mais où je baisse la charge de 50 %. Je me suis entraîné 10 heures la semaine d’avant ? Eh bien, cette semaine je ne m’entraîne que 5 heures. Vous allez voir, ça donne de la respiration, ça donne de la frustration, on a envie d’aller s’entraîner. Et c’est tous les mois. Et vous n’allez que mieux progresser, parce que vous allez utiliser l’effet de surcompensation, après avoir été fatigué pendant 3 semaines – parce que moi, pendant 3 semaines, je peux vous dire que j’y vais ! Quand je m’entraîne, je m’entraîne ! Mais quand je récupère, je récupère. Et ça, c’est bon.
Et puis, une fois tous les trimestres, avec cette méthode-là, je m’accorde une semaine de coupure.

Parfois, je fais 4 jours de coupure réelle, je refais une petite journée de sport ou deux, pour finir la semaine – quand je dis journée de sport, c’est un petit sport, je vais nager avec les enfants, je vais me promener, chercher le pain avec le vélo, plutôt avec le VTT, je vais faire un tennis, du foot avec les copains, voilà. Et c’est vrai que l’hiver, mais ça, c’est autre chose, on va passer, en intersaison, sur une autre phase de préparation où on va faire un peu moins de vélo, où il fait moins beau, c’est plus difficile, et puis ça régénère, encore une fois, d’aller faire du sport en salle, d’aller à la piscine, se dire pendant 3-4 mois, je prends un abonnement dans une salle ou une piscine, je me régénère, je vais voir autre chose et je m’entretiens physiquement. Par contre, l’hiver, toutes les semaines j’essaie de rouler une ou deux fois pour entretenir le coup de pédale qui est quand même très difficile à capter et qu’on perd donc facilement, la position. Ça, je maintiens ces choses-là, c’est très important pour ne pas perdre votre niveau.
Parce que, ce qu’il est important de comprendre, c’est que vous et moi, qui sommes des cyclistes passionnés, c’est clair, mais qui avons d’autres choses à côté, ce qui est nul, c’est de progresser au fur et à mesure de la saison, d’arriver au pic de forme, puis de faire la coupure et de repartir de zéro. Et ça, j’ai des clients, j’ai des amis, qui chaque année repartent de zéro. Ils s’entraînent et à la fin de l’année, ils me disent, « Nicolas, j’ai progressé, c’est super » : ils ont gagné 20 secondes, ils ont gagné 2 minutes… vous voyez ce que je veux dire ? Mais enfin, vous vous entraînez des heures et des heures pour gagner peanuts ? Ça fout le moral en bas. Alors que je vous garantis que si vous faites ces coupures tout au long de l’année, et donc finalement, vous ne coupez pas, eh bien, chaque année vous allez passer des paliers énormes. Je ne dis pas que toutes les années vous allez exploser, vous pouvez même avoir des années où vous allez un peu plafonner, mais si vous regardez sur trois, quatre, cinq ans, eh bien vous avez fait des progrès qui sont considérables. Et ça, c’est important pour la motivation. Parce qu’au bout de quatre cinq ans, quand vous voyez que vous avez explosé vos chronos, que vous montez de trois ou quatre catégories, etc., pour le moral ça donne envie d’aller s’entraîner. Mais si toutes les années vous vous entraînez pour finalement progresser un petit peu, voire régresser. Là, j’ai un ami, ça fait trois ans que je lui dis, il ne m’a pas écouté, et cette année il m’a dit «  »bon, Nico, je suis dégoûté parce que l’année dernière j’ai plafonné, j’ai fait quasiment le même temps, et cette année je perds 3 minutes, j’ai régressé. Et je me suis entraîné comme un beau diable ». Je lui ai dit, mais tu perds tellement de capital pendant ton intersaison, c’est dommage !

Donc, moi, je vous préconise, pas de coupure totale, mais plutôt des coupures toute l’année. Testez avec la coupure totale, mais, comme je vous l’ai dit, avec le système 1 semaine de coupure/3 semaines de sport pour le plaisir, on se change la tête, mais on entretient son corps. Et vous me direz dans les commentaires, d’abord ce que vous faites, et puis plus tard, si vous revenez sur cette vidéo, vous me direz quelle est la méthode que vous aurez préférée.
Voilà les amis, merci de m’avoir suivi. Comme d’habitude, cliquez sur « j’aime » et puis partagez cette vidéo si vous l’avez aimée. Si vous êtes là pour la première fois, vous cliquez ici, et vous allez recevoir un bonus gratuit, des conseils pour vous entraîner même si vous manquez de temps, et puis vous recevrez chaque semaine dans votre boîte mail, les vidéos et les conseils de La Meilleure Cyclosportive de votre vie.
Allez les amis, à vous de jouer, moi, je vais aller m’entraîner, maintenant. Ciao.

 

bannière bonus récupération

Articles relatifs

Quel vélo pour débuter ?

Un lecteur m’a posé la question suivante : quel vélo...

Aérobie, endurance et foncier : ne fais plus de confusion

Il est fréquent que les cyclistes utilisent ces termes :...

3 bonnes raisons de commencer l’entraînement en début d’année

« Plus tard est une maladie qui mène nos projets jusque...

Commentaires (4)

stef 01

salut nico
pour moi depuis 2 ans je fais 1 semaine de coupure après mes 3 semaines d entrainement du 4 heures par semaine et je trouve pas mal cette méthode .je reste toujours dynamique, a essayé pour ceux qui sont septique.

Yann

Salut Nico !

Merci pour ce rappel pertinent. Je pratique la coupure d’1 semaine tous les trimestres depuis cette saison, j’ai pu ressentir un regain de forme et pu maintenir de la constance pendant la saison sans ressentir le besoin d’une ‘grosse’ coupure.

Voilà à bientôt !

Jacky ROUVIERE

Bonjour Nicolas, suite à la téléconférence d’hier soir 13 Octobre, peux-tu me renseigner quant à l’achat de l’enregistrement de cette conférence. Sois d’avance remercié.
Jacky

Charif

Bonjour les amis,
J’ai pu essayer les deux méthodes, et faire une semaine dans le mois avec de entrainements deux fois moins lourd est le mieux pour moi.
Bien-sûr je fais une coupure totale de quatre jours tout les trimestres.
Je roule moins en été car dans le sud c’est insupportable de se donner a fond dans la chaleur.

Ajouter un commentaire