Comment faire de la frustration un levier de motivation ?

Comment faire de la frustration un levier de motivation ?

Dans cette vidéo, je vous livre une clé de la préparation mentale pour apprendre à nous maîtriser, donc maîtriser notre gestion de course, de l’effort ou de nos pulsions (comme celle de manger 😉

Si tu as aimé cet article, découvre chaque semaine, en vidéo, comment améliorer ta moyenne tout en restant motivé. Inscris-toi ici

Retranscription Texte de la vidéo  :

Bonjour, les amis, et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog La Meilleure cyclosportive de votre vie dans laquelle je vais vous parler  d’un effet au nom bizarre : l’effet Zeigarnik. Ça vous interpelle ? Je suis sûr que vous allez le retenir.

C’est un moyen de s’entraîner qu’on utilise de manière spéciale et qui permet de développer votre motivation générale en renforçant fortement votre implication dans quelque chose, à le vouloir et à être appliqué, attentif. C’est-à-dire à le faire bien. Ce sont deux qualités essentielles de la motivation qui font la différence. Entre quelqu’un qui s’entraîne comme ça, sans réfléchir et quelqu’un qui est appliqué et impliqué, il y a une grande différence. Sur la même séance, ça fait la différence.

Deuxième intérêt de cette méthode Zeigarnik, c’est de développer la maîtrise de soi, la maîtrise de ses pulsions, et ça, je vous l’ai déjà dit, pour gérer votre course, c’est une des clés. Les cyclistes, les cyclosportifs sont des leaders, pas des suiveurs. C’est donc à vous de définir, dans une course, à quel moment vous attaquez, à quel moment vous ralentissez, à quel moment vous faites tel ou tel niveau d’effort, à quel moment vous buvez, à quel moment vous faites une descente à fond ou une descente de récupération ; c’est à vous de faire les choix, d’être des leaders et non pas de faire en fonction du temps ou des autres.

Cette habitude d’entraînement vient de Bluma Zeigarnik, psychologue américaine d’origine russe, qui a observé des enfants en train de faire des tâches, des exercices et elle observait leurs réactions s’ils étaient interrompus ou s’ils décidaient d’être interrompus. C’est ce que l’on appelle aussi la théorie de l’inachèvement : quand on n’achève pas quelque chose, que se passe-t-il ? Ce qu’elle a mis en avant, c’est que lorsqu’une séance est inachevée par l’action d’une cause extérieure ou par accident, cela génère de la souffrance psychologique, sous forme de frustration, de culpabilité ou de mésestime de soi, et cela, au niveau émotionnel, fait diminuer les performances des enfants. Par contre, si les enfants décident de ne pas aller au bout des choses, volontairement, elle a observé que ces enfants avaient ensuite une plus grande motivation à conclure — ils y revenaient d’eux-mêmes —, ils avaient bien mieux retenu les consignes que les enfants obligés d’arrêter ou ayant achevé la tâche, bien mieux intégré les méthodologies pour réussir et avaient donc des taux de performance bien plus élevés.

Ce phénomène de Zeigarnik est utilisé en psychologie, en entreprise, dans l’éducation des enfants et dans le sport — à mon avis, pas assez souvent — pour développer le leadership, la maîtrise de soi des athlètes.

Voici la méthode que je vous propose  pour apprendre à mieux gérer vos pulsions (vous ne pouvez pas vous arrêter, il faut que vous alliez jusqu’au bout) — et ça marche aussi pour la nourriture — et à renforcer votre pouvoir de décision et, donc, de devenir des leaders.

Toutes les semaines, vous allez programmer vos séances de vélo, vos séances d’exercices de renforcement de musculation, d’étirements (et pourquoi pas, pour la nourriture) ; je vous conseille de programmer, une ou deux fois par mois — il ne faut pas que ce soit systématique au risque de devenir une sorte de manipulation et de perdre l’effet — quelque chose où vous allez dire « tiens, je ne vais pas au bout. » Vous décidez juste de ne pas aller au bout et de finir plus tard, d’y revenir ultérieurement. Sur le plan physiologique, vous perdez extrêmement peu sur une séance inachevée. Vous avez prévu de faire 10 séries, eh bien, vous n’en faites que 5, mais de manière choisie, pas parce que vous n’en pouvez plus. Et vous verrez que vous aurez envie de revenir faire une séance complète la prochaine fois et que vous serez plus appliqués, que vous aurez mieux retenu certaines choses. Vous pouvez aussi avoir prévu une sortie de 3 heures et vous vous arrêtez au bout de 2 heures, volontairement, parce que vous êtes bien. Vous n’attendez pas d’être rincé ou épuisé pour arrêter ; vous êtes bien, et vous décidez d’arrêter en étant bien. Si ça devient systématique, c’est que vous n’êtes pas persévérant, mais de le faire une ou deux fois par mois, c’est intéressant. Vous pouvez le faire un peu plus souvent en ce qui concerne la nourriture ; ça, c’est très important. Vous savez, les centenaires de l’île d’Okinawa ne finissent jamais la dernière bouchée de tous leurs plats, afin de rester dans la maîtrise de leur faim, de ne pas se gaver. Ça, vous pouvez le faire une fois par semaine, ou en faire une habitude de repas. Vous dire que vous faites le choix de laisser un petit morceau de nourriture, et vous allez voir que vous allez développer votre maîtrise de soi. C’est-à-dire que plutôt que d’être géré par vos pulsions, vos envies, vos automatismes, c’est vous qui maîtrisez vos choix et les décisions que vous prenez. Ça a un effet fabuleux sur votre prise de confiance en soi, sur votre maîtrise de soi, et ça permet aussi d’augmenter votre implication et votre application dans les entraînements. Vous aurez beaucoup plus de résultats grâce à vos entraînements, car vous serez plus impliqués et plus motivés.

Voilà pour cette méthode. Je vous propose, cette semaine, de la tester au moins sur la nourriture et vous me laissez des commentaires ensuite. C’est-à-dire que sur un ou deux des prochains repas, vous décidez de ne pas finir votre assiette, volontairement. (Je sais que ce n’est pas bien de gâcher la nourriture, mais ce n’est pas ça qui va résoudre la faim dans le monde.) Je vous propose de tester cet exercice, ou lors d’une séance en salle de sport, et de me laisser juste en dessous, dans les commentaires, ce que cela vous a fait.

N’oubliez pas, si vous êtes nouveau ici, de vous inscrire sur le lien qui apparaît pour recevoir chaque semaine les vidéos dans votre boîte mails, des conseils que je vous offre sur La Meilleure cyclosportive de votre vie.

Je vous dis à très bientôt pour une prochaine vidéo, et maintenant, c’est à vous de jouer !

Articles relatifs

Comment gérer tes objectifs pour rester motivé toute l’année ?

C’est encore le moment de bien gérer ton année pour...

Élevez vos standards

Aujourd’hui j’aimerais vous raconter une histoire qui est arrivée à...

Comment entretenir votre motivation et votre focus avec un seul outil ?

  Une fois passées les premières semaines d’enthousiasme de votre...

Commentaires (5)

Philippe

Je veux bien essayer de le faire avec le boulot: je partirais genre 1/4 avant l’horaire auquel je finis d’habitude, mais je crois que mon boss n’est pas très ouvert à ces concepts 😀

    Guillaume D

    lol, pas mal 🙂 Mais ajoute que c’est afin d’être plus productif la prochaine fois 😉 Cela peut passer 😛

didier46

salut nicolas
encore une vidéo intéressante
il m arrive parfois d arrêter un entraiment en cour surtout si l entrainement
c est bien passer
il me semble que de rester sur une bonne impression est très bien et motivant pour les entrainements suivants

Guillaume D

Salut Coach,

Je comprends cette technique et je me pose la question:

Tu nous a parlé de la sortie régénératrice et je trouve cela plutôt proche, en tout cas dans le résultat.

Je testerai sans doute ce mois ci et donnerai mon ressentit 🙂

    Guillaume D

    Bon… Un mois s’est écoulé. Je n’ai pas envisagé d’arrêter quoique ce soit avant la fin :/

    Je verrai avec le temps si je peux placer le concept quelque part ^^’

Ajouter un commentaire