Échappée en Scandinavie

Échappée en Scandinavie

 

 

 

Première partie : Copenhague – Göteborg

 

2 - Carte Copenhague - Gîteborg Ö vÇlo - ridewithgps.com   3 - DÇnivelÇ Copenhague - Gîteborg - ridewithgps.com

7 jours
345 kilomètres
Dénivelé cumulé : + 1 700 m / – 1 700 m

C’est parti ! Après avoir redécouvert le vélo dans cette superbe ville cycliste qu’est Copenhague où nous avons habité plusieurs mois, et expérimenté le voyage à vélo en autonomie lors d’une randonnée de quatre jours au Danemark, nous nous lançons vers une nouvelle aventure : le tour des capitales scandinaves ! En partant de Copenhague, nous rejoindrons Oslo, puis Stockholm.

Après avoir dit au revoir à Copenhague, nous prenons la direction du nord, direction qui nous mènera jusqu’à Oslo. Mais tout d’abord, nous rejoignons au bout de 45 km Helsingør sur une route alternant littoral et chemins forestiers. Helsingør sera notre passage vers la Suède via le ferry pour sa ville voisine Helsingborg.

4 - Le long de la mer au Danemark
Le long de la mer au Danemark

Après une nuit en bivouac à proximité de la ville, nous embarquons nos fidèles destriers à seulement sept vitesses Jolly Jumper et Tornado dans le bateau pour une courte traversée de 15 minutes : la Suède est déjà devant nous ! Reprenant le vélo, nous apprécions la côte suédoise en la longeant le long de l’EuroVelo 7. Le soir, après 44 km nous bivouaquons dans notre tente Forclaz 3 à l’orée d’un bois, en face de la plage.

5 - Camping sauvage avec vue sur la mer
Camping sauvage avec vue sur la mer

Le lendemain, pour la troisième étape, nous rejoignons, après 71 km de relief vallonné, notre premier camping du voyage : l’occasion de faire nos lessives, vaisselle et douches !

Pour cette quatrième étape de 40 km, nous repartons vers le nord par un temps radieux et avec un parcours nous montrant des vues remarquables. 5 km avant la ville de Falkenberg, nous trouvons un endroit qui semble idéal au camping sauvage : une plage… avec des toilettes ! Nous décidons alors de dormir à la belle étoile sur la plage et nous sommes rejoints par un cyclotouriste belge, Bregt, avec qui nous passons la soirée à discuter !

6 - Le campement des voyageurs Ö vÇlo
Le campement des voyageurs

Le lendemain matin, après une nuit très inconfortable (ça casse le romantisme de la belle étoile, mais on se les caille !), il est temps de souhaiter bon voyage à Bregt qui prend le chemin inverse. Après avoir rejoint Göteborg en ferry par le Danemark, il repart au sud en longeant lui aussi la côte ouest suédoise. Nous quittons la plage et, après avoir passé quelques heures à visiter le très charmant village de Falkenberg, nous roulons à bon rythme vers Varberg, où nous passons la nuit dans un camping après une étape de 52 km.

7 - Pont en pierre Ö Falkenberg
Pont en pierres à Falkenberg

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous mettons en route vers midi et longeons de nouveau le littoral. Nous nous éloignons un peu de celui-ci et après quelques côtes un peu difficiles, nous débouchons sur un superbe panorama de fleuves entre deux collines verdoyantes. Nous atteignons le soir Kungsbacka, un charmant village de pêcheurs, que nous traverserons pour trouver une forêt où bivouaquer, après une étape de 55 km.

8 - Bivouac en foràt
Bivouac en forêt

Les paysages industriels nous accompagnent désormais jusqu’à Göteborg, ville portuaire et deuxième plus grosse agglomération suédoise. Göteborg marque la fin de notre trajet sur l’EuroVelo 7 qui part vers la Finlande, et le début de celui sur l’EuroVelo 12 qui nous suit vers Oslo. Nous nous reposons longuement dans un parc, puis repartons vers le nord pour trouver une forêt pour camper, ce qui s’est révélé très difficile : nous avons même envisagé de dormir sous un abribus ! Nous trouvons, pour clore cette étape de 38 km, un petit bois privé au bord d’une route à grande vitesse : pas l’idéal, mais on va pouvoir dormir !

Deuxième partie : Göteborg – Oslo

 

2 - Carte Copenhague - Gîteborg Ö vÇlo - ridewithgps.com   10 - DÇnivelÇ Gîteborg - Oslo - ridewithgps.com

8 jours
396 kilomètres
Dénivelé cumulé : + 3 500 m / – 3 500 m

Étant très mal installés, nous repartons très tôt de notre emplacement de bivouac pour rejoindre la petite ville de Stenungsund où nous attend après 39 km un camping situé sur une île que l’on atteint en traversant deux ponts suspendus.

11 - Vue depuis les ponts suspendus
Vue depuis les ponts suspendus

Le lendemain, nous quittons le camping avec nos manteaux sur le dos alors que le temps s’est refroidi. La route manque ici un peu de charme et le vent violent nous fait tanguer et rend la progression difficile. Pour continuer notre route vers le nord, nous empruntons le bac jusqu’à la charmante île de Malö que nous traversons, puis la quittons, de nouveau en bateau. Après 61 km, nous installons notre bivouac dans la forêt.

12 - Les bacs direction Malî
Les bacs, direction Malö

Un peu comme l’étape précédente, cette dixième journée de voyage nous offre une traversée en bateau, du vent et beaucoup de montées ! Une averse surprise nous amène au bout de 45 km à installer notre bivouac dans la première forêt venue.

Le climat s’améliore pour cette nouvelle journée de voyage, où nous traversons des forêts de sapins avec un air de Grand Nord. Sur le côté, nous remarquons un attroupement de touristes sur une colline. Curieux, nous allons nous mêler à eux et nous découvrons un musée en plein air autour d’une immense gravure rupestre datant de l’âge de bronze. Nous terminons cette longue étape de 72 km dans un camping proche de la frontière norvégienne.

13 - Foràt de sapin en Suäde
Forêt de sapins en Suède

Cette douzième journée de voyage commence mal avec de multiples crevaisons et réparations du pneu arrière de Maxime, ce qui nous retarde pas mal sur ce que l’on avait prévu. Nous traversons de nombreuses forêts de sapins puis nous arrivons à Svinesund où nous passons de la Suède à la Norvège en traversant un immense pont ! Notre étape de 48 km se conclut par notre première nuit de bivouac norvégienne.

14 - La frontiäre norvÇgienne Ö Svinesund
La frontière norvégienne à Svinesund

Nous reprenons la route et, entre superbes cours d’eau, champs, panoramas et même une traversée en bateau, nous ne sommes pas déçus de l’EuroVelo 12 ! Après un chemin charmant et vallonné, nous arrivons après 56 km dans notre camping à Larkollen.

Malgré nos vélos de villes, nous n’hésitons pas à emprunter les chemins non goudronnés et caillouteux que nous propose l’EuroVelo 12 : ça passe ! Nous retrouvons de nouveau la mer que nous quittons rarement depuis le départ de Copenhague. À Moss, nous quittons l’EuroVelo pour remonter le fjord vers Oslo. Nous installons notre bivouac dans un petit bois après cette étape de 41 km.

15 - Chemin de cailloux - EuroVelo12
Chemin de cailloux – EuroVélo 12

C’est la dernière étape avant Oslo ! Le relief est difficile et nous apercevons enfin la ville en contrebas, où nous allons rejoindre notre camping après une courte étape de 34 km. Après deux semaines sans repos (si c’était à refaire, nous nous serions sans doute accordé une journée de pause à mi-parcours), nous sommes soulagés d’arriver enfin dans la capitale norvégienne où nous pourrons passer trois jours tranquilles.

16 - Le fjord d'Oslo au loin
Le fjord d’Oslo au loin

 

Troisième partie : d’Oslo à Stockholm

 

17 - Carte Oslo - Stockholm Ö vÇlo - ridewithgps.com   18 - DÇnivelÇ Oslo - Stockholm - ridewithgps.com

12 jours
596 kilomètres
Dénivelé cumulé : +4 900 m / – 4 900 m

Après trois jours de repos, mais surtout de tourisme actif à Oslo (une excellente ville à visiter), nous repartons vers de nouvelles aventures cyclistes ! Nous quittons Oslo et sa banlieue dans un décor sans charme, mais avec un relief prononcé. Les forêts refont alors leur apparition, et lacs, qui nous suivront tout le long de cette traversée horizontale de la Scandinavie, ont remplacé la mer. Le soleil commence à se coucher et nous n’avons encore trouvé aucun lieu adapté au camping sauvage. Après 59 km, nous demandons donc à une riveraine si elle connaît un bon endroit et elle nous indique l’existence d’un refuge en haut d’une colline. Très difficile d’accès, nous montons les sacoches vers l’abri, puis les vélos en les poussant : ce charmant refuge est notre récompense !

19 - Refuge sur la colline
Refuge sur la colline

La nuit était très fraîche et nous repartons après avoir laissé un petit mot sur le livre d’or du refuge. Nous suivons l’itinéraire Google Maps que nous avions imprimé en préparant le voyage et nous enfonçons dans une forêt par un chemin. Après d’interminables montées sur des sentiers caillouteux, nous nous rendons à l’évidence : nous sommes perdus. Nous revenons sur nos pas après ce difficile détour de 20 kilomètres et retrouvons la route qui nous fait traverser de nouveau la frontière. En Suède, nous trouvons alors après 70 km (au lieu de 51) un camping dans lequel nous nous installons tardivement.

20 - Frontiäre suÇdoise dans la foràt
Frontière suédoise dans la forêt

Pour ce vingt et unième jour de voyage, nous repartons sur des sentiers rocailleux de forêt : c’en est trop pour le pneu arrière du vélo de Maxime qui crève une nouvelle fois. Nous changeons la chambre à air et nous faisons offrir un goûter et un café par un riverain que nous avions sollicité pour emprunter un outil. Après nous avoir avertis de la présence de tiques dans la région de Stockholm, nous nous disons au revoir et prenons la direction d’Arvika où après 51 km et un rassemblement de voitures vintage, nous nous installons dans un camping.

21 - Lac norvÇgien
Lac norvégien

Nous avalons rapidement les 50 km de la vingt-deuxième journée après être partis à quinze heures du camping. Les paysages sont sans grand intérêt, la route est roulante, mais un peu trop fréquentée par les voitures. Nous installons notre camp sur un sol confortable couvert de mousse.

Nous quittons notre forêt sous un beau soleil quand, aux abords de Karlstad, une énorme averse nous surprend. Complètement trempés, nous arrivons dans la ville par des pistes cyclables, ce qui est agréable après tant de routes automobiles. Suivant les conseils de l’office de tourisme local, nous visitons la ville et faisons une petite sieste devant le pont de pierres le plus long de Scandinavie. Alors que le temps se gâte, il est temps de repartir vers notre camping : seulement 40 km aujourd’hui.

22 - Pont en pierre Ö Karlstad
Pont en pierres à Karlstad

Pluvieuse, cette vingt-quatrième journée nous fera longer de nombreux lacs et forêts avant de planter notre tente dans l’une d’elles au bout de 54 km, peu avant Kristinehamn. À part quelques coups de feu lointains et bruits d’animaux sauvages, la nuit est calme.

Aujourd’hui, notre itinéraire Google Maps nous a complètement plantés. Nous nous retrouvons sur une autoroute en le suivant avant de rebrousser chemin prudemment. Aucun autre chemin n’existe pour nous emmener dans le camping prévu et continuer le trajet initial, nous devons donc largement réviser notre itinéraire. Nous prenons donc un détour vers Degernäs où nous avons trouvé un camping. Seulement 27 km aujourd’hui et le parcours nous rallonge de 20 km, nous allons devoir rattraper ce retard pour arriver comme prévu le 27 juillet à Stockholm.

Quittant le camping, nous mettons rapidement de côté le grand axe automobile pour un sentier caillouteux moins roulant, mais où nous profitons plus de la nature. Nous atteignons après 59 km la ville de Kumla : un petit coin de paradis où nous profitons de la piscine extérieure, puis où nous nous installons pour camper.

23 - Chemin en pleine nature en Suäde
Chemin en pleine nature en Suède

Ce matin, nous profitons longuement de la piscine avant de repartir, reposés et motivés, à quinze heures. Malheureusement, après 3 km le pneu arrière du vélo de Maxime crève encore. Nouvelle rustine, puis 2 km plus loin, nouvelle crevaison. Le pneu est dans un état critique, carrément déchiré. Après une réparation de la chambre à air et une tentative de réparation pour le pneu, nouvelle crevaison cinq kilomètres plus loin. Nous devons nous résoudre à acheter un nouveau pneu. Le magasin le plus proche est à 20 kilomètres et nous fait faire un nouveau détour par rapport à notre trajet. Tant pis ! Nous marchons 13 km et campons dans une forêt.

24 - Marche au bord de la route
Marche au bord de la route

Nous nous levons tôt et marchons les sept derniers kilomètres nous séparant d’Örebro où nous achetons un nouveau pneu : et c’est reparti ! Nous admirons un peu la ville et effectuons rapidement les 69 kilomètres nous séparant de notre camping, dont la réception ferme tôt.

Au début de cette vingt-neuvième étape, nous nous lançons, un peu fatigués par ce mois de voyage, vers nos 172 km à parcourir en deux jours pour combler notre retard. Il pleut quasiment sans discontinuer depuis plusieurs jours déjà et nous commençons nos journées avec des vêtements mouillés qui ne sèchent jamais : confort maximum ! Nous atteignons dans l’après-midi la très charmante bourgade de Västerås que nous prenons le temps de visiter. Nous roulons ensuite sans interruption jusqu’à Irsta, où nous prenons une pizza bien méritée en sympathisant avec le gérant du restaurant qui nous offre des sodas pour la route ! La nuit tombe complètement et nous continuons quelques heures sur une route traversant la forêt. Rencontre sympathique : un renne traverse la route devant nous ! Après 80 km, nous trouvons difficilement un emplacement pour bivouaquer alors que la nuit est complètement tombée.

25 - VÑsterÜs
Västeras

Cette dernière journée contraste avec les précédentes : grand soleil jusqu’à Stockholm ! Nous traversons de nombreux villages résidentiels où les habitants sympathiques nous encouragent dans notre périple. Au bout des 92 km, nous atteignons Stockholm par un pont nous dévoilant le panorama de la capitale suédoise. Nous passerons alors quatre jours dans la ville avant de reprendre l’avion avec nos vélos, direction la France…

26 - ArrivÇe sur Stockholm
Arrivée sur Stockholm

Pour retrouver nos carnets de route complets pour ce voyage ou un autre, et des conseils pratiques, vous pouvez faire un tour sur En Echappée, notre blog sur le voyage à vélo !

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Commentaires (7)

Yann

Les paysages ont l’air magnifique ça donne envie!

Bernard

Belle échappée en effet …

Un grand merci Nicolas pour le partage de notre échappée ! Les paysages étaient en effet vraiment magnifiques Yann, et très variés entre la partie littorale, la partie des collines et la partie des lacs. 🙂

Lucie et Maxime

Lurpak

Belle découverte et joli parcours. Et les moustiques, ils ne vous ont pas gênés ?! Merci pour ce retour aux sources (les miennes, en tout cas 😉 ).

    Bonjour Lurpak,
    Merci pour ce message 🙂 Ah oui, les moustiques il y en avait beaucoup, surtout dans les forêts où nous campions ! Mais nous avions pris l’habitude d’utiliser un répulsif avant de rentrer dans les sous bois (le mieux c’est d’utiliser un répulsif naturel, aux huiles essentielles par exemple), et nous avons été pas trop mal épargnés.
    Nous faisions aussi bien attention à garder la moustiquaire bien fermée !
    Bons voyages !

    Lucie et Maxime

Yves Bonin

Pour votre prochaine randonnée, venez visiter les forêts québecoises. Lorsqu’on regarde vos photos il y a plusieurs ressemblances.

Vous serez également à même de comparer le climat et, plus particulièrement, la taille et la variété de moustiques, mouches noires et mouches à chevreuil, une très belle variété ….:-)

    Ca serait un énorme plaisir de visiter les forêts québécoise, nous le ferons un jour c’est sûr !

    Haha c’est vrai que forêt dit faune plus ou moins agréable 🙂

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