L’étape du tour 2017 dans les hautes alpes

L’étape du tour 2017 dans les hautes alpes

Devant le succès de la série de conseils « 15 étapes pour réussir l’EDT 2017 », j’ai décidé de publier sur le blog et pour mes lecteurs quelques-unes de ces vidéos.

Bien sûr, les conseils peuvent servir à préparer n’importe quelle cyclo ou objectif important, alors si ce n’est pas déjà fait, inscris-toi, c’est facile et c’est gratuit : Accéder au programme ici



Transcription vidéo :

Salut les amis, et bienvenue sur La Meilleure Cyclosportive. Alors, vous l’avez vu, cette année, l’étape du Tour passe chez moi, au cœur des Hautes-Alpes.
Je vous propose tout de suite d’analyser dans cette vidéo le parcours de cette étape du Tour fabuleuse et super intéressante.

Nous allons voir d’abord la première partie, entre Briançon et toute la descente de la vallée de la Durance jusqu’à Savines-le-Lac.
Ce que je veux vous dire sur cette première partie, qui fait à peu près 60 km, comme vous le voyez là, c’est qu’elle est globalement descendante ; puisque Briançon est à peu près à 1 200 m d’altitude et Savines-le-Lac est aux alentours de 700 m d’altitude, 750 m. Sauf que, si vous regardez bien, il y a tout un tas de petites « bosses » qui font 300, 400 m, 500 m, un petit peu plus, et avec des pourcentages parfois assez difficiles, qui sont de véritables pièges. Pourquoi ? Parce que vous allez arriver sur une route large avec un relief globalement descendant, et vous arrivez dans ces bosses qui ont des pourcentages pouvant aller jusqu’à 8 %, lancés, donc vous allez avoir tendance à la tirer avec du gros braquet et avec un rythme assez important.

Sachez qu’entre Briançon et Savines, il y a 800 m de dénivelé. 800 m de dénivelé ! Donc, de dénivelé positif. Ces petites côtes, c’est presque un col, une montée, si on les fait de manière cumulée. Si vous les passez un peu rapidement parce que vous êtes pris par le rythme, vous risquez de vous cramer les jambes.
Ensuite, vous allez faire la première montée du Sauze. C’est une montée d’environ 6 km, avec une première partie assez pentue, avec des pourcentages qui peuvent aller jusqu’à 11-12 %, et une pente assez régulière, assez élevée, puis après un faux plat montant. Donc, globalement, quand vous regardez cette montée, on vous dit qu’elle n’est pas dure, que c’est juste une petite bosse ; en fait, c’est encore une fois un gros piège casse-pattes, parce que dès le départ de cette montée, juste après Savines, vous avez des pourcentages qui vont rapidement monter à 8, 9, 10, 11%, pendant 2 km assez difficiles.

Vous avez ensuite une petite descente, pas très difficile techniquement, très jolie, au bord du lac, et quand vous arrivez au bout du lac, à un endroit qu’on appelle le Pont du Bail, eh bien, sachez que de là au pied du col de Vars, c’est-à-dire à peu près pendant 45 km, vous avez un faux plat montant de 1 000 m de dénivelé. À cet endroit-là, on est à 700 m de dénivelé, et au pied du col de Vars, quand il attaque vraiment, à Saint-Paul, on est à 1 600 m (et quelques), il y a quasiment 1 000 m de dénivelé. Alors, en 40 bornes, ça paraît être du faux plat, mais c’est un faux plat usant.

Deuxième chose à prendre en considération, les amis, c’est que vous avez un vent de face, défavorable dans cette vallée-là, le matin. C’est tout simplement le vent thermique descendant du haut des montagnes vers le bas, donc si vous vous retrouvez mal placé, un peu seul, ou que vous vous amusez à faire des relais, vous allez vous cramer les jambes.
À partir de Saint-Paul – certains disent que le col de Vars attaque bien avant, mais c’est des faux plats, pareil –, le col attaque véritablement, pour moi, à partir de Saint-Paul, où là, on a des pourcentages relativement importants, au-dessus de 6 %. Et ce qui caractérise la montée du col de Vars, c’est qu’elle est assez courte, 8 à 10 km, avec des pourcentages constants, réguliers, à 8 %. Donc, là, ce col est encore une fois quelque chose de très usant, parce que 8 bornes à 8 %…

Alors, quand on regarde les topos sur le col de Vars, ce n’est pas ce qu’on vous dit, parce qu’encore une fois, on fait démarrer plus bas que Saint-Paul, mais à partir de Saint-Paul, on a plusieurs kilomètres à 8 %, donc c’est très fatigant, très usant.
En plus on est en altitude, on atteint les 2 000 m, c’est fatigant. Attention.
La descente du col de Vars est une descente très agréable, très facile techniquement, on l’appelle le « toboggan ». C’est-à-dire que quand on veut apprendre à quelqu’un à bien descendre dans les descentes, eh bien on lui fait faire le col de Vars. Il descend vraiment, les virages s’enchaînent bien, la route est belle, l’inclinaison des virages est bonne, il n’y a pas de virages traîtres, vous avez une bonne vitesse, c’est vraiment une descente super sympa dans laquelle vous avez 2 petits « re-plats » qui vous permettent de vous ravitailler au cours de la descente, donc ce n’est pas négligeable.

Ensuite, vous allez arriver à Guillestre, et là, certains disent que le col de l’Izoard attaque à partir de là parce que vous avez une quinzaine de kilomètres jusqu’au pied du col de l’Izoard, jusqu’à l’embranchement de Arvieux, vous quittez la route nationale pour aller vraiment sur l’Izoard, et là, vous avez une quinzaine de kilomètres où, rebelote, c’est du faux plat montant – là on sera peut-être en fin de matinée, voire début d’après-midi pour les autres – et vous avez un fort risque d’avoir un vent défavorable également. Donc, attention, très régulièrement, le triathlon d’Embrun passe par là, et très régulièrement, les triathlètes se font piéger en tirant trop gros, en se fatiguant trop dans cette vallée en faux plat montant, et bien sûr, quand ils vont monter l’Izoard, ils vont être crevés.
Le dernier col, le col de l’Izoard, il est mythique. Ce qu’il faut comprendre, c’est que c’est un col dont les premiers kilomètres sont tout de suite avec des pourcentages élevés, et encore une fois, c’est un piège. Même juste un peu avant l’embranchement de Arvieux, vous avez ce quel’on appelle « l’ange gardien » où il y a déjà des pourcentages à 8-9 %. On n’est pas vraiment dans le col, mais on est dans le col, vraiment on ne sait pas quoi mettre comme braquet, et souvent on tire trop gros.

Jusqu’au village d’Arvieux, c’est pareil, les pourcentages sont élevés, on se dit ça y est, on est dans le col, c’est le dernier col, on peut avoir tendance à tirer trop gros, donc attention, il faut être prudent.

Et après, quand vous rentrez dans Arvieux, jusqu’à Brunissard vous avez vraiment de pourcentages très élevés. Le passage de Brunissard, c’est une ligne droite à plus de 10 % qui est très raide, et là, eh bien, vous tournez à droite et vous rentrez dans La Forêt, et là, la plupart des gens vous disent que quand vous êtes dans LA Forêt, c’est plus facile. Alors, c’est vrai que c’est plus facile, sauf que, quand vous venez de faire, je ne parle même pas du reste de l’étape du Tour, mais là, rien que l’Izoard, vous venez déjà de vous cramer sur plusieurs kilomètres à 10 %, eh bien, en général, vous avez complètement les jambes dures, et là, ça peut être un véritable calvaire.

Donc, vous voyez, cette étape du Tour, ça va être une question de gestion de l’effort. Bien sûr il va falloir être endurant, bien sûr il va falloir être fort pour pouvoir tirer ces braquets-là, bien sûr il va falloir éviter d’avoir du surpoids, parce que vous avez quasiment 5 000 m de dénivelé, sur 180 bornes, mais la fin est vraiment très difficile. Il va falloir se gérer, même pour les meilleurs grimpeurs, attention à bien savoir vous gérer, les amis, parce qu’une fois que vous avez passé La Forêt, vous arrivez dans la fameuse Case Déserte, donc là il n’y a plus de forêt, ça devient très minéral. Il y a une petite redescente qui permet de se requinquer, en général, mais elle est très courte et juste derrière, vous réattaquez avec des pourcentages élevés, encore, on est dans des 8-10 %, sur 2-3 virages. Puis, après, la fin, alors là vous pourrez vous faire plaisir si vous êtes en forme, parce que les deux derniers kilomètres sont à des pourcentages moins élevés, ça sent l’écurie, et en général c’est plus facile. Sauf que si vous êtes en vrac, je peux vous dire que vous allez vivre un véritable calvaire.
Voilà les amis pour cette étape du Tour, qui demande une grande préparation, à mon avis le plus tôt possible. Je vous donnerai des explications ultérieurement, mais en attendant, eh bien, inscrivez-vous juste en dessous pour vous inscrire sur la liste de préparation spéciale étape du Tour, je vous donnerai des conseils, la plupart seront gratuits, pour ceux qui veulent des conseils un peu plus pointus, un peu pus spécifiques, il y aura des programmes payants adaptés, mais aucune obligation pour recevoir les conseils gratuits. Et la deuxième étape après avoir vu le parcours de l’étape du Tour, répondez au questionnaire pour bien identifier quels sont vos besoins, et je vous donnerai des programmes en fonction du parcours qu’on vient de voir ensemble et de vos besoins.
Je vous dis à très bientôt, les amis, inscrivez-vous maintenant, à vous de jouer.

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Commentaires (1)

Laurent Morel

Bonjour Nicolas,
Merci déja pour tous tes conseilles.
Je me suis inscrit pour recevoir les 15 étapes pour la preparation .
J’ai bien recu les 4 premieres mais depuis je ne les recois plus.

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