Pourquoi Alaphilippe et Diniz ont loupé leurs Mondiaux ?

Pourquoi Alaphilippe et Diniz ont loupé leurs Mondiaux ?

Ce week-end avaient lieu, en même temps, les Championnats du monde d’athlétisme à Doha, au Qatar, et les Championnats du monde de cyclisme en Grande-Bretagne.

Les deux grands favoris français sont passés « à côté » de leur championnat respectif, et je souhaiterais mettre le doigt sur deux petites choses qui me semblent très importantes.

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Transcription de la vidéo :

Salut, les amis !
Ce week-end avaient lieu, en même temps, les Championnats du monde d’athlétisme à Doha, au Qatar, et les Championnats du monde de cyclisme en Grande-Bretagne.

Dans les deux cas, les deux Championnats se déroulaient dans des conditions extrêmes, mais complètement opposées.

Les Championnats du monde d’athlétisme au Qatar se déroulaient sous une chaleur accablante de 40 °C, même en pleine nuit, avec un taux d’humidité supérieur à 60 %.

De l’autre côté, en Angleterre, les Championnats du monde de cyclisme se déroulaient, eux, dans des conditions extrêmement froides, et avec la pluie quasiment sur toute la course, autrement dit quasiment 6 heures sous une pluie constante, humide évidemment, et très froide.

Alors, nous avons vu, dans ces cas-là, deux champions français, grandissimes favoris de leur épreuve, passer « à côté » un petit peu de leur Championnat du monde, en tout cas être très loin des performances qu’on attendait d’eux.

Tout de suite, je tiens à vous le dire ici, je ne vais pas descendre deux grands champions comme Yohann Diniz et Julian Alaphilippe, qui sont tous les deux reconnus pour très bien se préparer.

Ceci dit, en tant que préparateur mental, et comme coach qui vous accompagne régulièrement, je souhaiterais mettre le doigt sur deux petites choses qui me semblent très importantes, qui peuvent vous servir à vous en tant que cyclosportifs, ou triathlètes, pour réussir votre course. Ou, en tout cas, pour ne pas passer à côté.

LES MONDIAUX DE YOHANN DINIZ

Dans le premier cas, on va analyser d’abord Yohann Diniz, marcheur français, champion du monde en titre, recordman sur 50 km, et qui, au bout de 16 km seulement, arrête sa course.

Alors, première chose, Yohann Diniz, avant la compétition du Championnat du monde, n’a pas voulu se préparer à s’adapter à la chaleur, car c’est quelque chose qu’il n’apprécie pas trop.
Et contrairement à toute l’équipe de France qui allait faire un stage de 3 semaines – c’est le minimum pour vraiment s’adapter – au Portugal, dans des conditions de chaleur et d’humidité proches, même progressives, de celles qu’il y allait avoir au Qatar, eh bien, Yohann Diniz, lui, n’a pas voulu le faire.

Au contraire, quelques jours avant l’épreuve, contrairement à ses collègues, plutôt que d’aller s’entraîner sous la chaleur pour s’adapter, eh bien, Yohann a fait les derniers préparatifs dans les couloirs de la chambre d’hôtel qui étaient climatisés, particulièrement froids.

Alors, en termes de stratégie d’adaptation à la chaleur, eh bien, je dirais qu’il a fait exactement tout ce qu’il ne faut pas faire.

Et si je suis persuadé qu’il a parfaitement préparé ses championnats du monde sur le plan physiologique, tactique, technique, qu’il a sacrifié des heures et des heures d’entraînement pour réussir cette course, eh bien, c’est dommage de négliger, dans des conditions qu’on sait difficiles, la préparation en condition climatique extrême.

Pourtant, j’avais bien vu qu’il avait tout à fait bien préparé aussi sa stratégie nutritionnelle et d’hydratation pendant la course.

Alors, une deuxième chose explique, selon moi, l’échec de Yohann Diniz, en termes de préparation mentale.

Je l’ai entendu dire, tenir plusieurs discours, comme quoi :
1 – les conditions étaient vraiment scandaleuses, qu’il ne fallait pas faire courir les athlètes dans ces conditions-là.
2 – comme il avait plus de 40 ans, s’il lui restait une cartouche à tirer, il préférait la réserver pour l’année prochaine aux Jeux olympiques que pendant les championnats du monde.

Alors, dans ces deux cas-là, il commet une erreur fatale : c’est qu’il se prépare à ne pas donner le meilleur de lui-même pendant cette course.

Évidemment, si vous lui demandez, il va dire : oui, oui, je vais faire le meilleur de moi-même. Mais moi, ce que j’entends dans son discours – et encore une fois, en préparation mentale, on fait très attention à ce genre de détail – c’est qu’il y a un désengagement. D’abord quand il dit que les organisateurs ne devraient pas le faire sous ces conditions-là, etc., là, la position est très simple :

En tant qu’athlète de haut niveau, et professionnel, il est libre et responsable de prendre le départ ou pas.

L’organisateur, lui, est tenu de tenir l’épreuve, je dirais, quasiment « quoi qu’il arrive ». Il a de nombreux engagements vis-à-vis des sponsors, des médias, des différentes nations. Il doit créer les conditions pour que les athlètes s’affrontent dans les meilleures conditions.

Ensuite, c’est aux athlètes de prendre leurs responsabilités, et si je me mets sur la ligne de départ, j’accepte que les conditions sont les mêmes pour tous, et que, donc, on va devoir se mesurer en fonction des conditions qui, encore une fois, sont les mêmes pour tous.

Je prends le départ ou je ne le prends pas.

Et la deuxième chose, en disant qu’il ne va pas vraiment se donner à 100%, parce que s’il lui reste une possibilité de le faire, eh ben, il ne le fera que l’année prochaine dans 10 ou 11 mois, je pense que c’est une erreur fatale.

Chaque entraînement doit être donné au maximum de son potentiel. Évidemment, en fonction des niveaux d’intensité, mais au maximum.

Cette course peut être considérée comme un entraînement, mais comme une course, évidemment, qu’on doit faire au maximum. Le jour de la course, c’est un entraînement qu’on fait au maximum de ce qu’on peut réaliser sur 50 km.

Si c’est des courses en endurance, on va faire le maximum qu’on fait en endurance. Si c’est des entraînements en fractionné, on va faire le maximum aux intensités qu’on a décidé.

Donc, là, ne pas faire une course à 100%, eh bien, c’est déjà se préparer à l’abandon. Ce qui lui est arrivé, avec l’autre argument que j’ai utilisé tout à l’heure.

LES CONSEILS DU COACH

Très clairement, si vous faites une course, je vous conseille de décider de dire : si je prends le départ, je fais au maximum de mes possibilités, aujourd’hui.
Même si, peut-être, c’est une course de préparation, je sais que je ne suis pas à mon top, mais je vais donner le maximum de ce que je peux faire aujourd’hui, dans les conditions que j’ai prévu de faire. Évidemment, on ne fait pas au même rythme une course de 5 ou 6 heures qu’une course de 2 ou 3 heures.

LES MONDIAUX DE JULIAN ALAPHILIPPE

Alors, abordons maintenant la performance de Julian Alaphilippe.
Julian est l’un des grands cyclistes favoris, avec principalement les deux Belges que sont Philippe Gilbert et Remco Evenepoel ; on peut dire Van Avermaet, mais c’est pas sûr, comme Peter Sagan, qui sont plutôt sur la fin de course.

Par contre, on a Mathieu Van der Poel qui, lui, fait très clairement partie des favoris, et puis tout un tas d’autres outsiders limite favoris qui peuvent être là. Mais Julian Alaphilippe, numéro 1 mondial ayant fait un Tour de France exceptionnel, un parcours qui semble lui correspondre parfaitement, et une préparation qu’il a faite croissante pour les championnats du monde.

Il est parfaitement préparé, encore une fois, sur le plan physiologique.
Mais, là encore, il semblerait que comme d’autres favoris, Mathieu Van der Poel en priorité également, il a commis quelques erreurs soit nutritionnelles, soit en termes de stratégie d’adaptation aux conditions climatiques.

Les conditions climatiques étaient dantesques. Froid et humide sous la pluie pendant 6 heures, franchement, je tire mon chapeau à tous ces athlètes, et donc il n’y a aucune critique à faire.

Par contre, il est clair que si quand on regarde même l’arrivée, où Matteo Trentin tente le sprint et a les jambes qui se bloquent complètement par rapport au froid, alors que c’est le meilleur des trois sprinters, des trois coureurs à l’arrivée, et que c’est un Danois ! plus habitué au froid qui gagne, un quasiment inconnu, on peut effectivement mettre en avant qu’avoir une bonne stratégie d’adaptation aux conditions climatiques, et aussi une stratégie nutritionnelle spécifique à ces conditions climatiques.

Il est clair que 6 heures d’effort si le temps était à température modérée et pas trop humide, eh ben, ce n’est pas la même stratégie nutritionnelle. On doit boire avec peut-être une concentration en glucide plus élevée, manger plus, plus régulièrement, etc.

On a vu que certains ont gardé les jambières tout le long et n’ont pas eu ces problèmes de muscles qui se bloquent tout d’un coup – tous ceux qui ont déjà roulé sous le froid le savent que ça arrive. Des fois on se met debout sur les pédales et là, tous les muscles se bloquent.

Mathieu Van der Poel qui a fait une attaque fantastique à un tour, un tour et demi de l’arrivée, s’est retrouvé en hypoglycémie à quelques kilomètres de l’arrivée.
Ça, je pense que ça révèle aussi une stratégie nutritionnelle soit approximative, soit bien définie, mais qu’il n’a pas respectée parce que, mentalement, il n’était pas assez vigilant.

Donc, vous voyez que réussir une course, ce n’est pas qu’un entraînement physiologique, à tirer du braquet, faire de l’intensité, rouler pendant des heures, etc.

On voit tout un tas d’éléments qui peuvent rentrer pour optimiser vos performances.

D’ailleurs, si tu as aimé cette vidéo, je te propose de cliquer sur « j’aime » et de la partager avec tes amis.
Et si tu es intéressé par un entraînement qui est plus optimisé, pour optimiser tes heures d’entraînement, parce que tu n’as pas que ça à faire, je te propose de cliquer dans la description de la vidéo, juste en dessous, ou sur le lien qui apparaît dans cette vidéo, tu vas pouvoir cliquer pour recevoir une série de vidéos sur l’optimisation de la performance.

Je te dis à très bientôt, maintenant, c’est à toi de jouer !

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