Comment améliorer la force en vélo grâce à la préparation mentale

Comment améliorer la force en vélo grâce à la préparation mentale

Comment utiliser son mental pour progresser en force ? Je vous donne tout de suite 5 astuces, ou 5 méthodes de la préparation mentale qui vont vous permettre de progresser en force bien mieux que si vous ne les utilisez pas.

Transcription de la vidéo :

Salut les amis, bienvenue dans cette nouvelle vidéo de La Meilleure cyclosportive de votre vie.

5 astuces de préparation mentale pour progresser en force

Aujourd’hui, je vais vous parler de quelque chose qui est mon métier, et donc, dont on me demande souvent d’en dire plus, c’est le mental.
Alors, comment utiliser son mental pour progresser en force ? Je vous donne tout de suite 5 astuces, ou 5 méthodes de la préparation mentale qui vont vous permettre de progresser en force bien mieux que si vous ne les utilisez pas.

Mais, avant, si vous êtes là pour la première fois, pensez à vous abonner soit sur le petit bouton YouTube, soit dans le lien qui est juste en dessous, vous recevrez en plus un bonus gratuit sur des astuces pour être motivé et se dépasser toute l’année. Je vous dis à tout de suite.

Première astuce mentale : le quick win

préparation mentale, force, vélo, progresser, concentration, objectifPremière astuce mentale pour bien développer sa force, ça va être ce qu’on appelle le “quick win”. C’est en fait démarrer fort de manière à obtenir rapidement des résultats.

Il y a de très nombreuses études là-dessus qui ont démontré que, quand on commence quelque chose, que ce soit un régime, un entraînement ou quoi que ce soit, si on attaque fort on obtient tout de suite des résultats, les gens sont plus motivés et ils tiennent plus longtemps.

L’inverse, c’est ce qu’on appelle le syndrome du joggeur du dimanche. Le joggeur du dimanche, c’est le type qui veut être en forme et perdre du poids et qui ne va courir qu’une fois par semaine. Une fois par semaine, il court, il ne bénéficie pas de la surcompensation au bout de trois jours, donc quand il revient le dimanche d’après, eh bien, il en a perdu tous les bénéfices, il voit qu’il ne perd pas de poids, chaque semaine il souffre le martyre, il souffre et il n’arrive pas à progresser, et donc, au bout de quelques semaines, forcément, il va arrêter parce que c’est trop dur et il n’y a aucun résultat.

Si, par contre, vous faites un petit peu, mais régulièrement, au bout de 10 à 15 minutes seulement par semaine trois fois par semaine, vous allez voir rapidement des résultats. Je ne dis pas que vous serez champion du monde, mais rapidement vous allez avoir des résultats, ce qui est motivant, et donc ce qui donne envie de continuer.

Au niveau de la force, c’est pareil. Faites plutôt des entraînements, même courts, de 10-15 minutes, mais trois fois par semaine, plutôt qu’une séance de force par semaine. Vous verrez de bien meilleurs progrès.

Deuxième astuce mentale : la concentration

La deuxième méthode de préparation mentale qui vous permettra de développer votre force, ça va être la concentration. J’irais même plus loin, l’engagement, l’implication.

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C’est clair que quand on fait quelque chose, je vous ai parlé déjà de nombreuses études sur de précédentes vidéos, où les athlètes qui travaillent la force en étant concentrés sur leurs mouvements progressent plus.

En étant plus concentré, vous progressez !

Des progressions qui sont significatives, de 30 % à 60 % de plus, parce que, simplement, je suis concentré sur ce que je fais. Mais là, on parle même d’implication. C’est-à-dire que si vous êtes totalement impliqué, comme le sont les gens qui marchent sur le feu, qui traversent des fosses sur une slide, ou alors qui cassent des briques, ces gens sont complètement impliqués! Et ça change tout en termes d’impact et de résultats !

Attention à la blessure

Mais, en plus, quand vous travaillez la force, que ce soit sur le vélo ou que ce soit avec des barres de musculation, si vous n’êtes pas complètement impliqué, vous allez vous blesser, faire le mauvais mouvement et vous blesser.

Donc, pendant que vous faites votre travail de force :  vous coupez les réseaux sociaux, vous coupez le téléphone portable, vous coupez même avec les copains, vous leur demandez de faire la même chose que vous. Restez concentré et appliqué ! Et surtout, entraînez-vous à d’autres moments de la journée, de faire des breaks pour être complètement concentré sur ce que vous faites ; pendant que vous faites la vaisselle, pendant que vous rangez un dossier, pendant que vous parlez à quelqu’un vous êtes complètement impliqué dans ce que vous faites ! Et vous allez voir que ça va vous aider pour progresser en musculation et en force.

Troisième astuce : le tableau de suivi de progression

Troisième méthode pour progresser en force grâce à la préparation mentale, c’est extrêmement simple, c’est ce qu’on appelle le tableau de suivi de progression., le TSP.

Visualiser sa progression

Ça, c’est la formule magique ! Le tableau de suivi de progression, c’est tout simple, c’est le fait de marquer chaque semaine le poids maximum que vous avez soulevé, ou le nombre de répétitions que vous avez faites, ou sur quel braquet vous avez roulé, etc. Le fait de visualiser sa progression utilise deux éléments importants du mental :

  • Un, eh bien, que quand on se sent progresser, c’est quelque chose qui est extrêmement stimulant. C‘est une des pulsions de motivation les plus puissantes d’une manière archaïque.

Donc, très clairement, ça utilise le fait de visualiser sur un graphique votre progression. Et ça, c’est quelque chose qui va énormément vous stimuler si vous sentez que vous progressez. Et si vous voyez que vous ne progressez pas, eh bien, clairement, ça va vous faire mettre un bon coup de pied au cul et ça fait du bien.

Afficher vos objectifs

  • La deuxième chose que ça utilise, le tableau de suivi de progression, c’est l’affichage, le pouvoir de l’affichage. Ne négligez pas le pouvoir de l’affichage, d’afficher vos objectifs, d’afficher les choses. N’oubliez pas que les entreprises investissent des milliards chaque année en publicité pour que vous voyiez en permanence affichée leur marque de manière à ce que le jour où vous allez acheter, eh bien, sans même savoir pourquoi, vous allez avoir la pulsion de le faire.
    Eh bien, là, si vous affichez vos progressions, sans même savoir pourquoi, vous allez avoir la pulsion de progresser, d’avoir envie. Donc utilisez cette méthode-là, elle est très puissante.

Quatrième astuce mentale : la dopamine

Quatrième astuce de la préparation mentale pour vous motiver et progresser, à l’entraînement de manière générale, mais particulièrement quand vous faites de la force, eh bien, c’est d’utiliser la dopamine.

Qu’est-ce que la dopamine?

Très clairement, l’astuce c’est quoi ? D’abord, la dopamine, c’est quoi ? C’est l’hormone du plaisir. Chaque fois que vous associez de la dopamine quand vous faites quelque chose, eh bien, vous allez avoir envie de le faire et le refaire tout le temps. C’est, aujourd’hui, on pourrait dire le problème des jeux vidéo qui sont très stimulants. Ça met beaucoup de dopamine, et donc les gens ont tout le temps envie d’en faire. Pareil pour la télévision, les scénarios, les publicités, etc., qui étudient que vous vivez des émotions et quand vous vivez une émotion, ça crée une sécrétion de dopamine et du coup vous avez tout le temps envie d’aller la voir. Ça crée ce qu’on appelle une forme d’addiction.

Eh bien, là, ce que je vous propose, c’est extrêmement simple, c’est d’utiliser deux mécanismes, mécanisme de la dopamine, et puis le mécanisme de la fenêtre physiologique. La fenêtre physiologique, c’est que juste après un effort, vous pouvez manger du sucre pour récupérer, pour refaire vos réserves de glycogène et pouvoir repartir à l’entraînement avec plus de réserves.

préparation mentale, force, vélo, progresser, concentration, objectifDonc, l’idée, c’est quoi ?

Eh bien, contrairement à une idée reçue qu’on pourrait avoir, pour certains en tout cas, de dire : avant de faire un effort, il va falloir que je mange du sucre. Il s’avère qu’on n’en a pas tant besoin que ça avant l’effort, par contre, juste après l’effort, oui. Et le sucre, quand on le mange, ça va faire un pic de dopamine.

Donc l’idée, c’est quoi ? C’est, quitte à vous faire plaisir, mettez vos plaisirs de gâteaux au chocolat, de tarte aux fraises, de glace ou tout autre type de fantasmes, mettez-les sur le côté, mais vous dites : chaque fois que je fais du sport, juste après, j’ai le droit. Parce que physiologiquement c’est bon, mais aussi mentalement, je vais créer une forme, allez, d’addiction au sport ! Ah, ben ça me récompense, c’est sympa, c’est agréable, donc je vais pouvoir me donner de plus en plus envie d’aller faire du sport. Et j’associe à mon cerveau le fait de se récompenser juste après un effort difficile comme l’est le travail en force et en musculation.

Cinquième astuce mentale : sortir de sa zone de confort

Enfin, un dernier point qui me tient très à cœur, sur le travail de force particulièrement, et le travail du mental, c’est la progressivité. Et vous savez, en ce moment, j’ai envie de casser un slogan qu’on entend un petit peu partout, sur Internet et ailleurs, dans les entreprises, beaucoup dans le milieu du sport, c’est : sortir de sa zone de confort.

Sortir de sa zone de confort ne veut pas dire se faire mal!

Oui, pour progresser, il faut sortir de sa zone de confort, c’est tout à fait vrai, OK. Si on reste dans des choses qu’on sait faire, on ne va pas progresser. Sauf que sortir de sa zone de confort, je me rends compte de plus en plus, pour beaucoup de gens, eh bien, ça veut dire se faire mal. Et quand on parle de travail de force et de musculation, souvent les gens sont dans le “je dois me faire mal” et je pense que c’est une grossière erreur. Se faire mal, ça ne fait absolument pas progresser, ça risque juste la blessure, et si vous vous blessez et bien après, vous allez pendant trois semaines, six semaines, ne plus pouvoir vous entraîner.

Repousser votre zone de confort progressivement

Donc, l’idée n’est pas de sortir de sa zone de confort. C’est de REPOUSSER sa zone de confort., de manière progressive. Si vous dites “il faut que je sorte de ma zone de confort, je vais mettre 10 kilos de plus, ou 15 kilos – ça dépend des muscles – etc., vous allez vous crisper, vous n’allez plus faire attention à faire le bon geste, le bon mouvement, et donc, là, on se blesse, on ne progresse pas bien, et puis on associe de la douleur, vraiment de la grosse souffrance, à ce qu’on fait. Ce qui est hyper contre-productif.

Alors que si, juste, vous dites : voilà, je suis capable de soulever, je vais dire n’importe quoi, de soulever au squat 50 kilos, OK. 50 kilos, c’est difficile… OK, je suis arrivé – vous vous souvenez ? Si je fais de la force endurance j’arrive jusqu’à 15 – j’arrive à 15, OK, je vais me challenger, je vais monter de 1 ou 2 kilos. Ça repousse ma zone de confort. OK, mais je ne vais pas SORTIR de ma zone de confort, je vais juste la repousser un peu. Et je vais voir, si je mets 2 kilos, bof, j’arrive à 15, eh bien j’en remets 2 de plus, il n’y a aucun problème. Ou je mets mes 2 kilos de plus, ah ben, j’arrive plus qu’à 13, c’est bien, la prochaine fois j’essaierai d’arriver à 15.

Vous voyez, c’est une subtilité, mais on est sur du mental, on est sur du travail fin et c’est important que vous compreniez bien ça. C’est que sortir de sa zone de confort, ça ne veut pas dire se faire mal et faire des paliers énormes. Donc je préfère, moi, l’idée de repousser sa zone de confort.

C’est à vous de jouer!

Voilà, maintenant, comme d’habitude, je vous dis à vous de jouer. Si vous êtes là pour la première fois, pensez à vous abonner. Sinon, laissez-moi dans les commentaires juste en dessous vos impressions, vos tests après 15 jours. Encore une fois, soyez un sceptique intelligent, ne balayez pas du revers en disant : c’est des conneries, etc. Testez, testez-le pendant 15 jours, 3 semaines, testez-le vraiment et puis mettez-moi juste en dessous dans les commentaires ce que ça a fait. Pensez à partager cette vidéo avec vos amis, et puis moi, je vous dis à très bientôt sur une prochaine vidéo de La Meilleure Cyclosportive de votre vie.

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Commentaires (3)

Gerard tripier berlioz

bonjour Nicolas

excellent sujet traité , j aime bien aussi la nouvelle présentation ……..

Ariane

Super comme d’hab’. Merci Nicolas de partager tes connaissances précieuses 🙂 ariane

françois MALANDA

Bonjour,
sincèrement j’accorde beaucoup d’importance à vos vidéos.

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